Ami de tes reins mais aussi fan de terroirs, vous allez vous demander ce que ce billet farfelu fait ici. C'est vrai que dans l'endroit clos, on cause plus facilement de Coltrane ou de Gainsbourg voire des Rolling Stones que du pathétique homonyme du camélidé domestique d'Amérique du Sud... Bon, à l'origine, cette bafouille était destinée à être publié sur un blog rhodanien. Raté, elle devait être trop baveuse, le taulier a préféré s'abstenir de la montrer... Pas nous !Euthanasie papy, euthanasie mamy, votre calvaire est fini, chantaient en substance les mythiques Olivensteins, désobligeant groupe rouennais, sans parenté aucune avec le rédempteur des haschischins. Erreur fatale ! A l'heure où le troisième et désormais quatrième âge sont devenus, économiquement parlant, les forces vives de la nation, les tentations de revival tombent sur le monde musical comme la vérole sur le bas-clergé.
Les tentatives de marketing vers ce public argenté (et pas seulement au niveau de la chevelure) deviennent légions… d'honneur va s'en dire. Dans cette perspective lucrative, Serge Chauvier dit Lama investit en ce 4 décembre, à 20 heures sonnantes et surtout trébuchantes, la scène lyonnaise old school en émoi. Même si à 50 euros le sésame, les vieux poumons toussent un peu.
A n'en point douter, des hordes de sexagénaires (plus si affinités) iront acclamer en transes le superman de la gouaille. Pour la circonstance, le petit caporal de la rime n'exhibera pas sa légendaire coupe dite du pont d'Arcole, mais une coiffure plus traditionnelle et moins ridicule. Du reste à l'hosto, ils l'ont laissé sortir. Il ne se prenait plus pour Napoléon. Lucide il était comme son dossier de presse qui cite Ernest Renan: "Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certains heures, de savoir se résigner à être démodé."
Qu'on se le dise, c'est à la bourse du Travail que le tombeur des péripatéticiennes va vous faire chavirer le palpitant…





