lundi 30 novembre 2009

samedi 28 novembre 2009

Ne nous fâchons pas

Z'en faites pas, l'intitulé de ce billet ne s'apparente en aucun cas à un conseil que je pourrais donner à mes imminents collègues, tous sympatoches au demeurant, qui aiment à se déchirer sur la toile. Des gens biens sous tout rapport peuvent s'insulter par blogs interposés, ce sont leurs oignons pas les miens. Nan, le titre de cette bafouille fait référence à un film culte dont voici la bande annonce.



Ne nous fâchons pas , est le troisième volet d'une trilogie absurde et délirante concoctée par le fort sous-estimé Georges Lautner sur des dialogues du maître absolu en la matière, son altesse sérénissime Michel Audiard. Tapi dans l'ombre de ses prestigieux aînés, le mythique Les Tontons Flingueurs(1963) et le très maîtrisé Les Barbouzes (1964), le petit dernier, Ne nous fâchons pas (1965), n'en est pas pour autant un véritable joyau burlesque. Abracadabrantesque ajouterait même Chichi. Quoi de plus logique pourtant, le film commence dans une pharmacie avec une armoire à pharmacie nommée... Lino Ventura.



Le pitch du film est assez simple. AlloCiné le résume ainsi : Antoine Beretto (Lino Ventura) est un malfrat qui a élu domicile sur la Côte d'Azur après s'être retiré des affaires. Deux amis viennent lui rendre visite et les ennuis commencent...



Le pitch n'a que peu d'importance. L'essentiel est ailleurs. Magistralement mis en scène, le film part paradoxalement en vrille à chaque instant. Les personnages sont savoureux et interprétés par des acteurs au sommet de leur forme. Outre l'immense Lino, Jean Lefevbre est époustouflant dans le rôle de Léonard Michalon, un minable escroc horripilant. Il se voit ici s'offrir le meilleur rôle de sa carrière pour le moins inégale. Mireille Darc incarne son épouse et se montre comme à l'habitude sublissime. Michel Constantin se montre très crédible en restaurateur azuréen, meilleur ami de Lino.





Dans ce chef d'oeuvre loufoque, l'ennemi est clairement british. Incarné par un colonel et ses boys tout droit sortis de Carnaby Street. La gâchette et la dynamite faciles , ils exhibent des allures aussi pop qu'un Brian Jones ou qu'un Ray Davies.



Audiard, toujours au top niveau, livre ici quelques répliques d'anthologie :
- T'as de ces questions, on les appellent les british parce qu'ils sont british, C'est tout quoi! Ils sont une douzaine de mecs, on sait pas ce qu'ils maquillent ; ils ont loué une villa au cap d'Antibes. C'lui qu'à l'air du tolier est venu béqueter 2 3 fois. Ses petits boy-friends l'appellent "Colonel", genre homme du monde. Mais en fait de monde, j'crois plutôt qu'ils seraient du notre. Je veux dire l'ancien...
- L'ancien, l'ancien... Je viens de mettre un mec en l'air, maintenant nous v'là en croque-mort, tu permets, mais y'aurait comme de la relance sur la gelée de coings, non?... Et aussi, si tu m'avais pas refilé un flingue...
- Ben tu serais mort!
- Oui t'as raison. En cinq ans pas un mouvement d'humeur, pas une colère, même pas un mot plus haut que l'autre, pis d'un seul coup _CRACK_ la fausse note, la mouche dans le lait, han j'te dis que ça m'a secoué!

ou encore

- Beau jeune homme, il doit pas être loin de ses 75 kilos.

- J'l'ai pas pesé!
- Dans ces poids-là, j'peux vous l'embaumer façon Cléopatre, le Chef d'Oeuvre égyptien, inaltérable!
- Mais on vous demande pas de conserver, on vous demande de détruire!
- Haa! Heuuu... j'vous proposerais bien le puzzle "le congolais" : 32 morceaux plus la tête. Ou alors le cubilot de Vulcain : 10 tonnes de fontes, quinze-cents degrés, et vot' petit jeune homme se retrouve en plaque d'égout ou en grille de square.
- Non, NON! Ni en poignée de porte, ni en lampadaire, c'que j'veux c'est plus le voir, là!
- Mon ami tient un commerce.
- Hah bon!


Bref, si vous ne le possédez pas déjà, procurez vous ce monument du rire par tous les moyens. En attendant, voici onze minutes d'extraits pour les plus accrocs.

vendredi 27 novembre 2009

La Zonarde et l'ingénieur.


Ce n'est qu'une anecdote qui remonte à au moins 2 ans, mais que l'on m'a convaincu de faire connaître, suite à une conversation récente. Voilà les faits :
Beaucoup d'entre nous connaissent l'émission « Là-bas si j'y suis » de Daniel Mermet (France Inter 15-16h) dont nous sommes les « auditeurs modestes et géniaux » qu'il invite à créer partout des « repères (repaires ?) » dans des bistrots ou ailleurs, accessibles à chacun... Il s'en est créé beaucoup, tant mieux, qui marchent bien, et quelques uns qui se sont cassés la gueule, et c'est de cela dont il s'agit, dans ma modeste et géniale ville de Saint Nazaire.
Le premier hiatus vient que, oralement, il n'y a guère de différence entre « repère », comme celui d'un phare pour un navigateur, et « repaire », comme celui de flibustier d'hier ou de planque policière d'aujourd'hui. Moi, j'ai opté pour « repère », en bon citoyen d'une ville maritime. Et j'avais lancé, avec un ami, l'ouverture d'un tel rendez-vous bimensuel, dans un nouveau café « branché ». A la première séance, nous étions heureux d'être une vingtaine, la plupart inconnus : nous allions, sinon « refaire le monde » tout de suite, passer une bonne heure ou deux à nous connaître, en « tour de table » sans plus de formalité ni d'ordre du jour. Mais...
1° Un brillant orateur se crut dans « son repaire » d'où diriger la révolution, sic. La preuve ? : « Je suis ingénieur aux Chantiers Navals, je sais organiser les choses »...
2° Une pauvre femme cherchait un « repère pour sortir de sa zone, pitié, pitié »...
Il fut très difficile de se sortir de cette dichotomie absolue. J'ai souvenir que l'on a payé à boire à la pauvre chômeuse et que l'on a tenté de faire taire l'ingénieur. On a même proposé à l'un et à l'autre d'aller discuter ailleurs tous deux... pour nous laisser la parole. Puis nous nous sommes donnés rendez-vous quinze jours plus tard et... ce fut la catastrophe. La zonarde n'était plus là, l'ingénieur, lui, avait tout préparé : un dossier photocopié à 50 ex. (nous n'étions plus qu'une dizaine !) avec chapitre 1,2,3, etc. et paragraphes a,b, c, etc. pour « faire la révolution » resic...
Nous avons quitté notre nouveau Lénine assez vite, moi l'un des premiers. En souhaitant bonne chance à l'à venir de ce « repère », pas de ce « repaire »... L'expérience a tournée court : il n'y a plus eu ni l'un ni l'autre, ici. Il paraît qu'ils étaient 2 ou 3 à la réunion suivante...
Il m'arrive de revoir cette femme, parfois, qui semble sortir de sa zone, grâce à un ami rencontré suite à cette réunion, je crois. En tout cas, je sais que le si génial ingénieur a été licencié, pour faute professionnelle : sans doute pour défaut dans un petit « a, b ou c » de sa grande science infuse.
Reste qu'il est nécessaire, indispensable, d'organiser de telles réunions citoyennes, dans les temps qui courent... de pire en pire. Mais je passe le relais à des plus jeunes, quitte à les rejoindre, bien sûr.
Viva la Revolución !
Rémi Begouen

jeudi 26 novembre 2009

Sarko-Gordini

R&B

En perte de vitesse au niveau des ventes de caisses à savon, Renault, pour se refaire la cerise, va relancer la griffe Gordini, vous savez celle qui avait le chic pour relooker les modèles plus ou moins poussifs de la marque au losange en petites bombes bleues frappées de deux bandes blanches...

En perte de vitesse dans les sondages, Nicolas Sarkozy ne sait plus quoi faire pour remonter la pente savonneuse de sa dégringolade. Erby des Cévennes, notre dessinateur préféré, suggère que les doctes conseillers élyséens en communication et autre marketing présidentiel, s'inspirent de cette heureuse initiative pour relooker leur petite bombe bleue frappée d'obsession identitaire...

On ne sait encore si, à l'instar d'un Patrick Buisson, notre scribouillard de coin de nappe, touchera le jackpot pour cette idée frappée au coin du bon sens...
b.mode

mercredi 25 novembre 2009

L'homme à tête de chou par Bashung



Trente après le maître, Bashung avait repris fin 2006, à la demande du chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta, le mythique homme à tête de chou du grand Serge . Ce dernier a mis en scène un ballet sur cette histoire d'amour-haine imaginée par Gainsbourg. Miné par le crabe, le regretté Alain ne put interpréter sur scène les opus de l'album mais parvint à les enregistrer en deux jours. Variations sur Marilou est une des pépites de ce joyau posthume. On peut également en écouter ici quelques autres extraits...

On peut voir ci-dessous un extrait des dernières répétitions de ce spectacle présenté en avant-première à Grenoble le 14 novembre dernier et qui débutera à Paris le 27. Sur scène, une chaise vide où Bashung aurait du siéger, nous rappellera à son souvenir...



Représentations : du 27 novembre au 19 décembre au Théâtre du Rond-point à Paris, les 12 et 13 janvier à l'Espace Malraux de Chambéry, les 11, 12 et 13 mars au Colisée de Roubaix, les 4 et 5 mai à Odysud à Blagnac, les 10 et 11 mai au théâtre musical de Besançon, les 18 et 19 mai au Cratère d'Alès, les 26 et 27 mai à la scène nationale de Sénart de Combs-la-Ville, les 1er, 2 et 3 juin à la Comédie de Clermont-Ferrand

mardi 24 novembre 2009

Le beurre ou l'argent du beurre ?

R&B

Ainsi donc la commission des Finances du Sénat a proposé hier de rétablir la TVA à 19,6 % sur la restauration. Vrai que la baisse à 5,5% décidée en juillet dernier devait contribuer à créer des emplois ainsi qu'à faire baisser le prix des plats. On a vu ce qu'on a vu. Rien, niet, nada. Ou si peu. Les aubergistes ont voulu gagner sur tous les fronts, bouffer à tous les rateliers et, à quelques rares exceptions près, n'ont pas joué le jeu attendu. Pour l'heure, la docte assemblée a rejeté l'amendement, perspectives électorales obligent...

Pourtant, Rue 89 constate " qu'il Il n'y a que des mécontents dans cette histoire : les salariés, les clients, les sénateurs maintenant… Les patrons ont refusé les 2% d'augmentation demandés par les syndicats, et il y a un boycott inconscient de la clientèle."
Moralité, à vouloir le beurre et l'argent du beurre, nos taverniers, bistrotiers, brasseurs, cuistots et autres gargotiers risquent un jour de se retrouver avec le sourire avide que leur adressera la crémière poivre et sel Christine Lagarde en leur demandant plein de sous...

b.mode

dimanche 22 novembre 2009

Miel fois raison


« Je suis comme une abeille enfermée dans un pot de miel. » Cette phrase est de l'excellent poète et chanteur breton Gérard Delahaye, vers les année 1970. A l'époque, la situation était grave. Nous étions, prolétaires exploités, déjà sommés de « consommer » le miel de la distribution, alors que, ivres de fatigue, nous n'aspirions qu'à la liberté hors du pot, nous n'aspirions qu'au repos... après fabrication du miel de la communauté.
Aujourd'hui c'est bien pire. Le pot se vide, ou le miel est avarié, ce qui est pire. L'abeille est folle...
On ne sait plus lire, ni même s'écouter. On est dans notre petite bulle, chacun, sans boulot ou si peu. Sommés d'être « tous contre tous », au lieu du « tous ensemble », simple slogan.
Des rennes du grand nord se noient dans le lac qu'ils traversent pour leur migration : la glace fond...
Des hommes d'îles du grand Pacifique se noient : le niveau de la mer engloutit leur territoire...
Des coraux meurent de pollution, par centaine de millions, avec les poissons qui en vivent par dizaines de millions...
Nous, les abeilles ouvrières, n'avons plus de fleurs (sinon en plastique, ou polluées) pour faire du miel, cela s'appelle chômage et délocalisation, pour engraisser les actionnaires, frelons tueurs...
Restent les bombes atomiques, les trafics d'armes et de pognon, les mafias et les beaux discours...
Restent l'accroissement démographique de « l'homo sapiens sapiens » au détriment des autres espèces et la raréfaction des ressources de sa survie – ou son empoisonnement, par miel OGM...
Reste la poésie. L'espoir. Non plus la poésie écrite, mais celle que l'on écoute dans le vent... de folie.
Reste la folie de l'abeille enfermée, son espoir de casser le pot ou de s'en échapper : liberté !
A suivre ? : oui, ma soeur, oui mon frère : la Révolution ! Comment ? Mystère de la poésie, de la vie !

Rémi Bégouen

Alévêque tacle Fadela Amara

Fullhdready

De la fausse diversité au gouvernement selon Christophe Alévêque. Successivement Rachida Dati, Rama Yade et surtout Fadela Amara en prennent pour leur matricule. Triste constat mais peut-on décemment lui donner tort ?

samedi 21 novembre 2009

France erre...

R&B

La France n'en finit plus de se culpabiliser quant à sa qualification pour le mondial d'Afrique du Sud, résultante d'une tricherie de son capitaine Titi Henry. Cela en dit long sur l'amour des gaulois pour leur équipe nationale et encore plus sur l'affection et la confiance qu'ils accordent au sélectionneur Raymond la science infuse. On n'est loin des scènes de liesse des algériens après leur victoire sur l'Egypte. Un élan patriotique fort se dégage de leur immense joie et de leur débordement collectif. Un peu comme en 98 chez nous après un certain France-Brésil. Voilà qui devrait faire réfléchir (vœu pieu) Cheval Fougueux quant au sentiment identitaire qu'il veut inculquer de force à tout un chacun. Qu'on se le dise, on ne décrète pas du haut de son estrade bancal l'appartenance à une nation…

b.mode

Caltez volailles !...

jeudi 19 novembre 2009

Par tous les seins !

R&B

En Somalie, les femmes ne doivent pas porter de soutien-gorge sous leur tchador sous peine de coups de fouet. Selon ces miliciens radicaux, ce sous-vêtement serait anti-islamique et impur. Les Chebab ont multiplié les points de contrôle, exigeant des femmes qu’elles sautent ou qu’elles bougent leur torse. Courrier International

Je n’ai rien contre la religion. Chacun est libre dans la mesure où il ne fait pas de prosélytisme et ne cherche pas à m’endoctriner !
Mais force m’est de constater que, sous prétexte d’intégrisme religieux, certains pays pètent les plombs ! R&B

mercredi 18 novembre 2009

PS : Royal Pizza ou gâchis parmentier ?

R&B

Revue de stress :

Libération : Ségolène Royal écarte Peillon de l'animation du courant l'Espoir à gauche
Le Monde : Royal veut écarter Peillon de la tête de son courant
Le Point : Ségolène Royal et Vincent Peillon n'en finissent pas de se déchirer
Médiapart : Peillon vs Royal : le clash inévitable
Slate : Royal-Peillon, divorce à la une

mardi 17 novembre 2009

Mission nain possible 008

Test y Cul !... Aidez Edwige Antier dans ce dilemme shakespearien !

La faim ne justifie pas les moyens

R&B
Le « directoire du monde » avait la tête ailleurs. Lors de l’ouverture, hier à Rome, du sommet mondial sur la sécurité alimentaire organisé par la FAO, il n’y avait aucun chef d’État et de gouvernement du G8, à une exception près : Silvio Berlusconi, premier ministre du pays abritant le siège de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Hélas, Barack Obama, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy n’étaient pas là. Cette absence pourrait se comprendre, à la rigueur, si la situation s’améliorait sur le front de la sécurité alimentaire. Or, depuis deux ans, le nombre de personnes souffrant de la faim est passé de 850 millions à plus d’un milliard.

dimanche 15 novembre 2009

Le Beaujolais nouveau n'arrivera pas chez moi

Chaque année, on nous ressert le même coup marketing. L'arrivée du Beaujolais nouveau en gare de La Ciotat et même ailleurs, le troisième jeudi du mois de novembre. Chaque année, les cavistes du monde entier (sauf au Swaziland et en Papouasie occidentale) nous envoient une invitation à venir le déguster et surtout à l'acheter. Chaque année, les spécialistes nous assurent d'un cru exceptionnel. Ben voyons. Chaque année, on se fait avoir. On se rend avec une bande de potes avinés au rendez-vous de dupes. On a le droit à un fond de verre d'un breuvage pas terminé, acide, aux arômes de banane rance et avec une longueur en bouche qui avoisine le néant.

Comme on est poli, on se croit obligé d'acheter deux ou trois bouteilles, histoire de ne pas passer pour des coucous suisses. Parfois le flacon se négocie à près de 10 euros, souvent autour de 6. A ce tarif-là, c'est du gâchis. D'autant que les vilaines fillettes vont se retrouver illico au fond de la cave. Et ne ressortiront que pour arroser un vieux coq au vin qui n'avait rien demandé à personne.

Déjà, un cru issu du cépage Gamay, qu'il soit planté sur les coteaux lyonnais, en Touraine, en Anjou ou donc dans le Beaujolais, ne fera jamais se relever personne la nuit, même pas un somnambule alcoolique. Mais, là en version primeur c'est le pompon, on touche le fond de la cuve. Lâchez-moi la grappe, j'ai l'œsophage en fusion.

Et dire que pour le même prix, on peut s'offrir un petit Côte du Rhône-villages de derrière les fagots. Un assemblage aux petits oignons de nobles cépages tels le grenache noir, le syrah, le mourvèdre, le carignan ou encore le cinsaut. Des appellations gouleyantes telles Rasteau ou Cairanne, Valréas ou Laudun, Sablet ou Séguret, Chusclan ou Visan et autres Vinsobres (liste loin d'être exhaustive). Des vins charpentés, puissants, bien en bouche aux caudalies longues comme des jours sans pain. Et bien moins coûteux qu'un Châteauneuf ou même qu'un Gigondas...

Cette année la mascarade gustative commence le mercredi 18 à minuit pétante ou si vous préférez le jeudi 19 à 0h… Ce jour-là, je sortirais de mes clayettes un domaine Gourt de Mautens. C'est un magnifique Rasteau mais, avouons-le, celui-là est un peu plus cher…

vendredi 13 novembre 2009

On va tout savoir !

Je ne pouvais que rebondir et ne pas laisser passer, vous en conviendrez !

T'es reins ou t'es (Jean-Marie) Rouart

Nicolas a tagué, pour qui voulait, le fléchage d'un parcours chaotique : « c'est quoi un blog ? ». Encore un casse-tête pour adolescents post-pubères. « Pourquoi tu blogues ? » est forcément la question subsidiaire. Comme je n'ai pas passé la limite d'âge, je m'y colle avec plaisir.
Le blog est un archipel. Un bouquet d'îles que le hasard a dispersé dans le désordre de l'esprit. Les habitants de ces étendues émergées sont des loups solitaires cherchant à libérer une pensée captive.
A vrai dire, je suis venu au blog pour la même raison que je fréquentais les forums du foot auparavant : attirance et besoin. L'envie de confronter et de partager mon avis. Qu'il s'agisse de foot, de politique et autres sujets, où est la différence ?

La découverte du blog en tant que plateforme d'opinion et de pensée est venue plus tard. J'y suis arrivé sur la pointe des pieds. Petit à petit j'y ai découvert la formidable machine que c'était, ainsi que la responsabilité morale et intellectuelle que, mine de rien, cela demande à chacun. Vrai qu'au départ, boum-boum tra la la, Charly Oleg, tout le monde en piste pour une nouvelle danse. Accordéon et bal à papa. Or la chose n'est pas aussi prosaïque qu'on peut le supposer. Bien sûr, on ouvre les vannes de la frivolité, on s'amuse, on balance des blagues, on rit franchement, on gueule, on trépigne, on fait la gueule, on biffe et on recommence. Cela exerce sur chacun une émulation fraternelle. Même si nous ne sommes que des citoyens ordinaires, il n'en demeure pas moins que nous avons le souci de bien faire valoir une certaine idée de la citoyenneté. Je dis cela pour ceux qui voient le blog comme l'adversaire ou l'ennemi de la société et de la politique en particulier. Erreur, car une idée domine : un citoyen engagé = une démocratie plus saine. Jetons un oeil aux différentes affaires qui secouent notre république et à la manière dont chacun s'indigne : Angolagate, Karachi, Clearstream..., pour nous convaincre que sans l'oeil attentif et un peu inquisiteur de l'individu, nous serions déjà au milieu d'une « belle » dictature. Le blog et internet, outils si décriés, sont devenus des régulateurs dont les pouvoirs se méfient non sans raison.

Pour revenir à l'une des questions posée, à savoir un blog individuel ou collectif. Chacun voit midi à sa porte. Réponse aussi vraie que je ne suis pas normand. Pour notre part, chez Ruminances, ou sur tes reins et terroirs, la difficulté a été contournée : à plusieurs on s'emmerde moins et cela donne, aussi, une vision plus périscopique. Pas de style particulier dans l'écriture, mais une volonté commune : le souci de faire pour le mieux. L'organisateur de tout ça (pas de chefs chez nous, mais des copains d'abord), vous le connaissez, b. mode, Bernard pour les intimes, n'a rien d'un bourrin. Cela étant, si quelqu'un l'emmerde, il balance son coup de sabot, mais va aussitôt chercher dans la trousse des premiers soins de quoi panser la victime, sauf si... Classe, il manie le calembour avec justesse, donnant à sa plume le bon tempo et au blog la bonne respiration. Dans son sillage, Clarky. Avec lui, c'est simple : tu fais pas chier ! Si tu veux lui chanter Ramona, c'est à tes risques et périls ! Avec ça, une plume très percutante qu'on adore. Il joue beaucoup et bien avec les mots. Il a horreur des cons. Il a du boulot sur la planche ! Pas demain la veille qu'il va se retrouver au chômage. Comme une ombre chinoise ondulant dans le ciel ruminant d'une poésie libre et profonde, Erby, René pour les potes, un trait au choix, mais toujours là où il le faut. Très précieux dans une équipe : un dessin pesant je ne sais combien d'encyclopédies. Puis il y a David, ex-forumeur et blogueur de talent, le croisé de la république. Il aime les grandes causes et il les épouse, même quand elles sont vouées à l'échec. Il a maintenant son chez soi, mais il connait la maison, il fait partie de la famille. Enfin vient Christophe, écriture et gastronomie sentent bon les épices du côté de Ruminances. Bien boire, bien manger, cela suggère forcément la rigolade et les bonnes idées. Excellent cuistot. Quand son métier lui laisse le temps, il nous mitonne des papiers aux p'tits oignons.

Comme vous le voyez, nous sommes une bande de copains voguant selon l'humeur, le plaisir, l'inspiration, la colère et le doute, s'étant trouvée au hasard d'une curiosité commune. Sans nous prendre au sérieux (quelle erreur ce serait !), faisant les choses avec application, c'est ça la démarche Ruminances et tes reins et terroirs.
Comment ça fonctionne ? Aucun conseil de rédaction, aucune concertation. Aucun séminaire. Un oeil critique sur l'actualité pour « ligne éditoriale », suffit à chacun pour laisser aller sa plume vers l'endroit qu'il juge important pour lui et pour le blog.
Ouf ! Je profite pour passer le relais, s'ils le veulent (pas besoin de faire aussi long !) à Cerise libertaire, Spartacus, Le Monolecte, hypos, mtislav.

Poussez madame, c'est un garçon !

R&B et b.mode

"Une folle rumeur agite le petit milieu des politiques : le couple présidentiel prévoirait de faire un enfant en 2011."

jeudi 12 novembre 2009

7 morceaux sur ordonnance

Z'en faites pas, s'agit pas du remake de la toile de Jacques Rouffio version morts sots. J'ai pas dit Meursault, hips... S'agit juste qu'on vient de nous interpeller, les Ruminances et même Tes reins et terroirs ici-présents sur le thème ad hoc, mon capitaine : citez 7 chansons qui vous causent. C'est l'écureuil du ouèbe qu'a eu l'idée de la chose. Lui même avait du s'éxécuter sur une injonction d'un authentique spécialiste des peuples précolombiens répondant au doux nom de Férocias. Faut dire, on est mis à contribution ici ces derniers temps question tags. L'autre affaire concerne une question plus ardue posée par Nico, le taulier de la Wikiopole : c'est quoi un blog ? Mon ami et néanmoins complice Lediazec y répondra demain. En attendant, voilà sept morceaux qui me parlent...









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Voilou. J'en appelle désormais à Miss Clooney, à dame Hypos, au sieur Mtislav, à Monsieur Poireau, au Nouvel Hermes et au privilégié à faire de même...

Hollande, la présidence, il n'en fait pas tout un fromage...

R&B
Bien plus que les éléphants du PS, le meilleur soutien à François Hollande s'avère être son homologue corrèzien, le repris de justesse, Jacques Chirac en personne. "Il peut avoir de l'ambition car il en a les moyens" a déclaré l'ancien président de la république à la surprise générale...

mercredi 11 novembre 2009

Gainsbourg Vie héroïque-Bande annonce


Un film de Joann Sfar
Casting :
Eric Elmosnino : Serge Gainsbourg
Laetitia Casta : Brigitte bardot
Lucy Gordon : Jane Birkin
Yolande Moreau : Fréhel
Lou Doillon : ?
Philippe Katerine : Boris Vian
Mylène Jampanoï : Bambou
Anna Mouglalis : Juliette Gréco
Sara Forestier : France Gall

Sortie en salles le 20 Janvier 2010

Teaser de juillet 2009 :

Descendez on vous demande !

mardi 10 novembre 2009

Mission nain possible 006

Désavoué même pas ses intimes...

La fumée et le feu


L'ami et collaborateur Rem* nous fait parvenir ses coups de coeur au coeur de l'actualité. Soucieux, comme nous tous, d'élever son quotidien à un niveau de dignité acceptable, il s'est impliqué dans ce débat identitaire avec passion, mais aussi avec la conviction que la manipulation est la seule préoccupation gouvernementale. Aussi bien concernant l'opportunité de ce débat que beaucoup d'autres. N'oublions pas que les élections régionales de mars prochain représentent un enjeu important dans le choix du sujet qui nous occupe. Voici son coup de projecteur :
Historien de la colonisation, auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'immigration, Benjamin Stora juge suspecte l'injonction étatique à ouvrir un débat sur « l'identité nationale ». Pour lui, la mondialisation ou la construction européenne nourrissent, plus que l'immigration, une « crise de la question nationale » que la stigmatisation des immigrés et des Français d'origine étrangère ne saurait, en aucun cas, résoudre. Dernier ouvrage paru : « Le Mystère de Gaulle, son choix pour l'Algérie », Robert Laffont, Paris.
Extrait d'un entretien avec Benjamin Stora dans « L'Humanité » du 3 novembre 2009 :

Comment jugez-vous l'initiative gouvernementale prétendant définir « l'identité nationale » ?
"Cette initiative est très curieuse : elle ne correspond à aucune demande de définition de l'identité nationale émanant de la société. Cette question, en réalité, ne préoccupe ni le mouvement associatif, ni les partis politiques, ni les syndicats et ce que l'on appelle le mouvement ouvrier. C'est une proposition de débat qui vient d'en haut, de l'Etat. Là se situe le problème. Je me suis toujours méfié des initiatives étatiques relatives à l'écriture de l'histoire de la nation. On se souvient de la mobilisation des historiens contre la loi du 23 février 2005 définissant le système colonial comme « positif ». Ce genre d'initiative trahit une sorte d'obsession de l'État, qui veut à tout prix encadrer, régir l'écriture de la nation française. Le « débat » voulu par Eric Besson va, en outre, se tenir dans des lieux hautement symboliques : les préfectures. Participer à un débat sur la nation française, sur l'histoire de France, en se rendant à des convocations en préfecture, là où sont délivrés ou refusés les papiers aux étrangers, voilà qui est franchement très spécial.
Personnellement, je ne répondrai pas à une telle convocation. En revanche, je suis favorable à l'ouverture d'un débat sur l'histoire de France, jusque dans ses aspects - osons le mot ! - négatifs. De Vichy à la guerre d'Algérie, il y a beaucoup à dire sur l'histoire de France. Sur ses lumières, celles de la Révolution française, comme ses ombres, celles de la collaboration ou de la colonisation. Pour cela, les enseignants, qui sont en première ligne, ont besoin de moyens, et non pas d'injonctions. Ils n'ont pas besoin d'aller dans les préfectures pour transmettre l'histoire de ce pays et ses valeurs républicaines. »

dimanche 8 novembre 2009

Chirac se fait un sang d'encre

R&B

Qu'il fasse gaffe, el Chi, car si c'est des Mont Blanc, Sarko va lui piquer ! Car au prix où elles se vendent, les plumes de luxe ne seront jamais des cadeaux Bonux...

samedi 7 novembre 2009

Rythm and blues

"Le rhythm and blues (ou R&B), à ne pas confondre avec le R'n'B contemporain, courant plus moderne, qui s'axe autour du hip-hop et de la musique populaire, est un genre musical combinant des influences du gospel, du blues et du jazz" nous rappelle le docte Wikipedia avec un H en trop. C'est surtout une sacré zique qui nous fait bouger le cul (plus si affinités) et qui nous met les tripes à l'air (plus si addiction) depuis un sacré bout de temps...
Cinq fleurons du genre dans le désordre apparent de ma "mémoire black sur white" :
Aretha Franklin : Respect

The Temptations : Papa was a rollin' stone

Temptations - Papa Was A Rolling Stone
envoyé par hamzaplaste.



Otis Redding : Can't turn to loose


Ray Charles : What I'd say

Marvin Gaye : I heard trough the grapewine


Liste non exhaustive loin s'en faut ! Mille excuses à Sam and Dave, à Wilson Pickett et à la Tamla Motown ! Complétez-là !


vendredi 6 novembre 2009

Jouissez sans entrave, nous surveillons


La contribution graphique d'Erby à cet article de l'ami Lediazec si décrié par la bonne vieille droite de grand-papa. Souriez, vous êtes télévisés...

mercredi 4 novembre 2009

Bon sang


Paroles et musique : Régis Najac


J’ai du sang Latin,
Et puis du sang Indien,
J’ai du sang Bleu, j’ai du sang Vert,
Du sang à tort et à travers.
J’ai du Cathare, j’ai du Youpin,
J’ai du Mauresque et du Romain,
J’ai du Germain, de l’Espagnol,
De l’Africain et du Mongol.
J’en passe
Et j’en passe
Et j’en passe mon vieux,
Excuse-moi du peu !
Et si tout ça ça fait,
Un excellent français,
Ça ne fait pas de moi,
Un excellent soldat !

J’ai du sang Animals,
Du sang Heavy Métal,
J’ai du sang Jazz et du sang Rock,
J’ai du sang Blues, du Belle Époqu’ !
J’en ai du Folk et du Java,
Du Country, du Brandebourgeois,
Du Terroir, du globe-trotter,
Sang de partout et puis d’ailleurs.
J’en passe
Et j’en passe
Et j’en passe mon vieux,
Excuse-moi du peu !
Et si tout ça ça fait,
Un excellent français
Que tu le veuilles ou pas
Je ne danserai pas !

J’ai du sang Wolinski,
Du Modigliani,
J’ai du sang Chapelle Sixtine
Et du sang graffitis en ville.
J’ai du Dali, j’ai du Monet,
Du Lautrec et du Tintoret
De l’Académique Primaire,
Et pas mal de Reiser.
J’en passe
Et j’en passe
Et j’en passe mon vieux,
Excuse-moi du peu !
Et si tout ça ça fait,
Un excellent français
Faut pas compter sur moi
Pour que je marche au pas !

J’ai du sang transfusé,
J’ai du sang refusé,
J’ai du sang de vaurien,
Qu’en a pas sur les mains.
Du sang froid pour me taire,
Du révolutionnaire.
Du sang qui abreuve les sillons,
Du sang du Vieux Léon.
J’en passe
Et j’en passe
Et j’en passe mon vieux,
Excuse-moi du peu !
Et si tout ça ça fait,
Un excellent français
Ça fait surtout, ben tiens !
Un simple Terrien !

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Merci à Gaël pour son aide informatique pas si boulet que ça !

mardi 3 novembre 2009

L'immonde : mode d'emploi



Ce débat sur l'identité, c'est du bidon, c'est du pipeau et il n'y a que le très con ou le très malin pouvant encore se réjouir à son sujet. Quant au fait de savoir si nous aimons « La Marseillaise « , qu'ils ne me fassent pas rigoler avec leur chanson débile et sanguinaire. Je parle de « La Marseillaise » comme je parlerai de n'importe quelle autre chansonnette ayant pour but non pas d'amuser, de distraire ou de prodiguer de la vraie émotion, mais de nous envoyer tous autant que nous sommes au casse-pipe au son d'une rengaine monstrueuse. Quelques débiles de par le monde veulent la guerre, celle-ci étant leur fond de commerce, s'arrangent pour la déclencher, et c'est des millions de couillons qu'on saigne au nom d'une seule valeur : l'argent ! Étudions un peu l'origine des guerres et nous aurons une réponse à la crise de l'identité nationale.

« La crise identitaire » est avant tout une grosse crise économique doublée d'une énorme crise culturelle et politique. Incapable de répondre par l'économique, afin d'éviter le fiasco des promesses électorales non tenues, se souvenant d'un passé peu glorieux, farfouillant dans les tiroirs, monsieur Sarkozy va chercher dans les scories de l'histoire de quoi faire illusion. D'abord pour se faire élire, ensuite pour se maintenir au pouvoir. Pour sauver sa peau - pour son image c'est trop tard - il déclare l'identité nationale comme étant l'élément moteur d'une crise dans laquelle notre frère et semblable l'étranger n'a aucune part de responsabilité.

Qui connaît les paroles de l'hymne national d'un billet de banque ? Je suis sûr que monsieur Sarkozy doit se souvenir de la quasi intégralité. Il les a déjà chantées publiquement ! Nécessairement cela procure des frissons dans le dos. Il faut avoir les boyaux bien accrochés pour écouter madame Morano interrogeant le quidam sur un marché, comme si soudain ce marché était devenu son commissariat, lui demandant ce qu'il fout sur le territoire français, l'exhortant à immédiatement rejoindre son pays d'origine, telle une militante d'Occident ou de l'Ordre Nouveau.

Pour éluder le débat politique et culturel dont le pays a urgemment besoin, Messieurs Sarkozy et Besson ouvrent la boîte de Pandore du racisme et des mauvais instincts. Ainsi dans les Alpes-Maritimes et un peu partout dans le pays, des citoyens, se sentant menacés par le climat d'insécurité soigneusement entretenu et propagé, créent des milices de surveillance. Regardent le passant, un œilleton greffé sur le front, avec suspicion, prêts à lui coller une mandale ou plus si besoin, le désignant arbitrairement tantôt comme victime, tantôt comme allié. On nomme cela « Les voisins vigilants »...

A court d'idées, mais pas de bourdes, certains responsables de la « gauche », sans se dérober, héroïquement, se jettent à l'eau : « oui, nous avons besoin de ce débat, mais pas dans ces conditions. », disent-ils timidement. A la bonne heure !
Dominique de Villepin que l'on ne peut considérer comme un frondeur professionnel condamne le coup tordu comme suit : "Il n'est pas besoin de grand débat sur la République, sur l'identité nationale. Il est simplement nécessaire de faire vivre les principes qui sont les nôtres : liberté, égalité, fraternité."

Mais pour Nicolas le fascisme est un vieux fantasme. Voilà quelqu'un qui marquera probablement l'histoire du pays comme l'erreur à ne pas recommencer.
Je pense que tous les ministres ne sont pas des salauds. Il y a parmi eux des gens honnêtes, j'ose l'espérer. S'il reste dans ce gouvernement un ministre intègre, qu'il prenne la seule décision honorable pour l'homme et pour le pays : la démission !

dimanche 1 novembre 2009

Douce France...

La France terre d'accueil !... mais me faites pas trop chier sinon " bonsoir m'sieurs-dam's ! "

Un p'tit coin de paradis

On se souvient avec émotion des Paradis artificiels du grand Charles, le poète maudit, pas le mari d'Yvonne. Un autre paradis, virtuel celui-là, vient de voir le jour grâce au talent de deux blogueurs amis Mtislav et Gaël. Il s'agit d'un espace aléatoire où au fil des clics sur des réverbères mouvants, on allume des petites lumières qui font découvrir des lectures aussi éclectiques que poignantes. Bravo à cette initiative altruiste qui réunit sur un seul arbre, une petite branche de la grande forêt des blogs.

French identity test



You ticked off all boxes : You are the modern reincarnation of Vercingetorix and the General de Gaulle. Your absolute favourite meal is la "Auvergnate stew" (eventhough in France nobody really knows what's in it) but you just love it. You know everything about "Calendos" cheese and last year Beaujolais. You dream of starring in "Super Dupont" as the leading actor. You listen to "La Marseillaise" all day long. All your kids are named after "Marianne", even your youngest son, which did not quite deserve that type of treatment.

You ticked off over 75% of the boxes: You are a mineral water expert, and can relate most of beverage names to historical events that made France Glory through years (Vichy, Evian). You know that drinking Chianti and eating Couscous is bad for French GDP. You are not a perfect French but you're nearly there. Read again Philippe de Villiers Memoirs while singing along la Marseillaise, that should do the trick.

You ticked off every second box : Aren't you ashamed to swap your perfect Charentaises or a pair of Turkish slippers ? You well deserve corporal punishment. You seem to prefer Mac Donald junk and Coke to the French proper food. The only way to correct that is to eat cooked boar in its bath of Cognac, at lunch and diner time, for the next coming months.

You ticked off 25% of the boxes : You actually do have a French flag, but only to clean up your windows with it ! There is simple option for your type of person: National Rehab Center where you'll be taught real French values. You are going to adore loving the Head of State, and you're going to learn to respect National Symbols and to love the French motherly soil. You're going to be sent in Creuse, for at least a year, stuck there with a bag of beans and Nicolas Sarkozy's Historical speeches. That should re-educate your warped mind.

You ticked off one box : you do not deserve our beloved great Nation and only inspire dismay and mockery. May shame throw you in some place in Siberia or in Sahara Desert. You may actually enjoy their local specialities. Placing an Eric Besson Poster (our beloved Immigration State Officer) on every wall of your house won't redeem you anymore. It's too late.

You didn't tick off any box at all : You're not French. You came obviously illegally on French soil. The "petit salé aux lentilles" makes you sick. You shake all your height at the sight of a well-done Pont-Leveque. You can only puke a millesimed Pommard. You faint at a Mireille Mathieu song. We have already booked a seat for you on a 50-seater charter going to Afghanistan. You will know better there.

Cartoon and original balloons : R*B
Analysis and comments : b.mode
Translation : Zeyesnidzeno and H16


Version anglaise destinée à nos amis d'outre-Manche...

Mission nain possible 004

Crise en thème !...