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lundi 7 décembre 2009

Vive le vin de table !


Nan, ce n'est pas une énième provoc. Après mon papelard sur le beaujolpif qui me valut des quolibets en tout genre, les uns me qualifiant de snobinard, de bobo, les autres de gâche-fête ou de bonnet de nuit, j'ose me risquer à publier un nouveau billet sur le jaja. Et pas sur de la piquette à mère-grand ni sur de l'étoilé façon Sénéclauze ou Père Julien. Du vin de table, ma bonne dame... Un chef d'oeuvre, une bombe atomique, un nervous breakdown comme dirait Jean Lefebvre. Un breuvage qui, dès que tu commences à humecter tes lèvres sur sa robe, tu peux siffler la bouteille sans crier gare.

L'affaire s'appelle "Les amis de la Bouissière", ça coûte huit euros le flacon. C'est fabriqué par messieurs Thierry et Gilles Faravel. Leur domaine d'excellence est d'ordinaire le Gigondas. Ils font aussi de l'excellent Vacqueyras. Bref, ils officient en côtes du rhône méridionales, dans le Vaucluse pour être précis. Et c'est là leur génie. Pour obtenir l'AOC, il faut respecter les cépages traditionnels de l'appellation. Pour les "amis", les Faravel ont transgressé cette loi. Ils ont ajouté 20% de Merlot, un cépage bordelais au 50% de Syrah et au 30% de grenache gris. D'où l'appellation vin de table !

Voilà ce qu'en dit mon caviste nantais préféré : "Tout ce que l'on demande à un vin se trouve dans cette bouteille. Un prix, du plaisir et surtout une expression du fruit sans pareil. A gouter absolument pour comprendre qu'un Vin de Table en dehors de son appellation a vraiment la place sur la votre pour accompagner vos plats d'automne/hiver."

Si vous n'êtes pas comme Falcon Hill ou Miss Clooney, résidents du coin, vous pouvez le commander ici-même... Croyez-moi, vous ne serez pas déçus du voyage...

dimanche 15 novembre 2009

Le Beaujolais nouveau n'arrivera pas chez moi

Chaque année, on nous ressert le même coup marketing. L'arrivée du Beaujolais nouveau en gare de La Ciotat et même ailleurs, le troisième jeudi du mois de novembre. Chaque année, les cavistes du monde entier (sauf au Swaziland et en Papouasie occidentale) nous envoient une invitation à venir le déguster et surtout à l'acheter. Chaque année, les spécialistes nous assurent d'un cru exceptionnel. Ben voyons. Chaque année, on se fait avoir. On se rend avec une bande de potes avinés au rendez-vous de dupes. On a le droit à un fond de verre d'un breuvage pas terminé, acide, aux arômes de banane rance et avec une longueur en bouche qui avoisine le néant.

Comme on est poli, on se croit obligé d'acheter deux ou trois bouteilles, histoire de ne pas passer pour des coucous suisses. Parfois le flacon se négocie à près de 10 euros, souvent autour de 6. A ce tarif-là, c'est du gâchis. D'autant que les vilaines fillettes vont se retrouver illico au fond de la cave. Et ne ressortiront que pour arroser un vieux coq au vin qui n'avait rien demandé à personne.

Déjà, un cru issu du cépage Gamay, qu'il soit planté sur les coteaux lyonnais, en Touraine, en Anjou ou donc dans le Beaujolais, ne fera jamais se relever personne la nuit, même pas un somnambule alcoolique. Mais, là en version primeur c'est le pompon, on touche le fond de la cuve. Lâchez-moi la grappe, j'ai l'œsophage en fusion.

Et dire que pour le même prix, on peut s'offrir un petit Côte du Rhône-villages de derrière les fagots. Un assemblage aux petits oignons de nobles cépages tels le grenache noir, le syrah, le mourvèdre, le carignan ou encore le cinsaut. Des appellations gouleyantes telles Rasteau ou Cairanne, Valréas ou Laudun, Sablet ou Séguret, Chusclan ou Visan et autres Vinsobres (liste loin d'être exhaustive). Des vins charpentés, puissants, bien en bouche aux caudalies longues comme des jours sans pain. Et bien moins coûteux qu'un Châteauneuf ou même qu'un Gigondas...

Cette année la mascarade gustative commence le mercredi 18 à minuit pétante ou si vous préférez le jeudi 19 à 0h… Ce jour-là, je sortirais de mes clayettes un domaine Gourt de Mautens. C'est un magnifique Rasteau mais, avouons-le, celui-là est un peu plus cher…

samedi 22 août 2009

La fièvre jaune

Erby
Perso, je place le Casa en pôle, marqué à la culotte par le Janot. Le 102 cher à Gainsbarre même divisé par 2 reste incontournable. Par contre le Ricard est trop alcooleux à mon goût et le style Henri Bardouin ou consorts trop cher et trop floral... Bon, on va pas en faire tout un pastis. Mais vous qu'en pensez-vous ?