
Nan, ce n'est pas une énième provoc. Après mon papelard sur le beaujolpif qui me valut des quolibets en tout genre, les uns me qualifiant de snobinard, de bobo, les autres de gâche-fête ou de bonnet de nuit, j'ose me risquer à publier un nouveau billet sur le jaja. Et pas sur de la piquette à mère-grand ni sur de l'étoilé façon Sénéclauze ou Père Julien. Du vin de table, ma bonne dame... Un chef d'oeuvre, une bombe atomique, un nervous breakdown comme dirait Jean Lefebvre. Un breuvage qui, dès que tu commences à humecter tes lèvres sur sa robe, tu peux siffler la bouteille sans crier gare.
L'affaire s'appelle "Les amis de la Bouissière", ça coûte huit euros le flacon. C'est fabriqué par messieurs Thierry et Gilles Faravel. Leur domaine d'excellence est d'ordinaire le Gigondas. Ils font aussi de l'excellent Vacqueyras. Bref, ils officient en côtes du rhône méridionales, dans le Vaucluse pour être précis. Et c'est là leur génie. Pour obtenir l'AOC, il faut respecter les cépages traditionnels de l'appellation. Pour les "amis", les Faravel ont transgressé cette loi. Ils ont ajouté 20% de Merlot, un cépage bordelais au 50% de Syrah et au 30% de grenache gris. D'où l'appellation vin de table !
Voilà ce qu'en dit mon caviste nantais préféré : "Tout ce que l'on demande à un vin se trouve dans cette bouteille. Un prix, du plaisir et surtout une expression du fruit sans pareil. A gouter absolument pour comprendre qu'un Vin de Table en dehors de son appellation a vraiment la place sur la votre pour accompagner vos plats d'automne/hiver."
Si vous n'êtes pas comme Falcon Hill ou Miss Clooney, résidents du coin, vous pouvez le commander ici-même... Croyez-moi, vous ne serez pas déçus du voyage...

