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vendredi 5 février 2010

Argent, 'tin ! Pour le peuple Argentin (suite et fin)



« Déléguer le pouvoir c’est le perdre disait Reclus... Oh, pardon ! C’est bien plus encore : c’est être le chien d’une liberté lointaine, du droit des autres, de la beauté qui dort ou veille dans la forêt ou sur la montagne. Déléguer le pouvoir, c’est une immoralité et une barbarie. »
Rodolfo González Pacheco (1882-1949)
(publié dans La Antorcha, Buenos Aires, 20’s)

Les forces de polices frappent les mères de famille venues voler par désespoir dans les supérettes. Je les vois se faire casser les dents pour du lait en poudre, des petits gâteaux volant dans le ciel avant de s'effondrer sur le goudron, écrasés par une foule dispersée et découragée.
Les cartoneros se multiplient, ces éboueurs de fortune bien décidés à ne pas pourrir dans les villas miserias (Bidonvilles).
Les passassions de pouvoir se poursuivent toujours, encore de nos jours la famille Kirchner en est le parfait exemple, se refilant la patate chaude avec gourmandise. Alors le peuple ruiné dans un pays saccagé enchaîne les manifs le long des rues, en demandant encore maintenant que justice soit faite devant les horreurs militaires et politiques. Les jeunes se tuent au Paco, cette drogue bas de gamme. S'étendant sur les trottoirs, une nuit de plus dans la solitude et la décadence, le regard vide et injecté de sang tourné vers le ciel, ils observent leur vie s'éteindre lentement à travers les étoiles ternes, obscurcies par la lueur puissante de la ville tentaculaire qu'est devenue Buenos Aires.
On vend la culture des Argentins comme étant celle des blancs. Un exemple phare, le Tango. Cette danse et cette musique de noirs et de pauvres des bordels deviennent la marque du chic des Européens Argentins... Une facette que les puissants aiment, bien plus que celle des immigrés Boliviens ou Paraguayens qui viennent effectuer les travaux les plus ingrats du pays, ces jobs que personne d'autre ne veut faire.
Mais tous les noirs, anciens esclaves des colons Espagnols, furent tués depuis longtemps, personne pour réclamer ce qui leur revient de droit. À part quelques artistes comme Juan Carlos Cáceres. C'est tout ce qui reste maintenant... Les artistes, et le foot.
Tentant tous deux dans un fatalisme populaire à fleur de peau, de continuer d'aller de l'avant, de ne jamais se dire vaincus, de rester solidaires, car personne d'en haut ne leur tendra la main. Le peuple vivant par le peuple. Le peuple de la rue, le peuple à la rue.
Ce soir y a un match de foot, et demain j'ai rencard avec la plus belle femme du monde. Je rigole, me moque de tout et de moi-même, je suis Argentin, et ma foi, bien fier de l'être...
La Nouvelle Zélande ? L'Australie ? Tant mieux pour eux. Nous avons toujours Maradona.
Tsuki-Yomi

jeudi 4 février 2010

Argent, 'tin ! Pour le peuple Argentin (partie 2)


Une page se tourne

C'est l'après-guerre, Peron joue la carte du peuple à fond, il change de discours comparé à ses prédécesseurs. Il faut surfer sur la vague économique. Le gentil peuple y croit. Vive les travailleurs ! qu'il nous dit... Mais les véritables bases de gauche (Aides sociales, le droit des femmes et des enfants, des ouvriers, le 13ème mois, liberté pour les syndicats, etc...) sont les idées et les choix d'Evita Peron. Son mari la laisse à ses œuvres, car il sait que ça ne peut être que bénéfique pour son image. Commence alors le grand subterfuge. Être Peronniste serait être de gauche. Un militaire de gauche ? Le peuple est brave, il chante la gloire d'Evita, pendant que Peron nomme son mouvement Justicialismo, mouvement pour la Justice...
Le mandat arrive à son terme, et Peron en veut encore. Alors il commet une erreur aux yeux des militaires. Il affirme vouloir faire de sa femme la vice-présidente. Mais celle-ci est trop incontrôlable, trop de gauche. Et Peron commence à ne plus faire la majorité chez les hommes kakis.
La belle Evita comprenant que la pression augmente, décide de se retirer d'elle même, mais Peron tient son 2ème mandat... Qu'il ne terminera pas. Evita continue ses discours au peuple malgré le cancer qui la consume, son mari la soutenant par la taille, pour ne pas qu'elle s'écroule, pour ne pas qu'elle s'effondre devant la masse. La belle comme transformée en marionnette par un système corrompu jusqu'à la moelle. Les milicos destituent Peron en 1955 pour des raisons de pouvoir absolu, avec une persécution politique sans précédent. Autodafés, annulations des plans économiques du pays, détournement des œuvres d'Evita pour s'enrichir toujours plus (Notamment La cité des enfants, une des plus grandes réussites de l'ex première femme de l'Argentine complètement démantelée). Dans une situation d'échec total, les militaires rappellent Peron, mais ce dernier n'a plus Evita. Maintenant Isabela, ancienne danseuse de cabarets en Amérique Centrale, qui avec son amant Lopez Rega s'arrangent pour prendre le pouvoir. Cette dernière puise dans les fonds publiques, Lopez Rega crée le AAA, une organisation criminelle d'extrême droite. Commence alors une dictature sanguinaire, où le peuple morfla de plus belle, la guerre sale, avec des personnes contre le régime tuées puis balancées dans l'anonymat à l'océan. Mais Neptune n'aime pas ces milliers de cadavres et en fait revenir certains à l'air libre, les laissant s'échouer dans un état de décomposition avancée sur la plage... Evita est exhumée par l'armée, car le peuple l'idolâtre, voit en elle un espoir. Elle est devenue dans l'esprit des Argentins libres une porte idéologique de secours que les Militaires veulent condamner à jamais. Nous avons alors les conservateurs (Extrême droite) les radicaux (Droite) et les Justiciers, ou Péronnistes (Droite déguisée en Gauche). Cela perdure encore aujourd'hui. On achète le mondial pour le moral. On joue sur le patriotisme aux Malouines, mais les morts s'entassent, les mensonges commencent à suinter. La défaite est inévitable. En 76 les militaires destituent la Isabela, tant son mandat est désastreux. Et commencent alors le processus de régularisation nationale. En 3 ans pas moins de 5 militaires s'enchainent, puis vient le premier président de la nouvelle démocratie Argentine, Alfonsín.
Nouvelle démocratie qui a vu Menem, le président qui a vendu l'État Argentin au capitalisme Américain tout en s'enrichissant comme personne. Ce dernier maintient le peso à la valeur du dollar par décret, c'est plus intéressant pour le change ! Les USA ferment les yeux, ils ont un regard posé sur la Patagonie, riche en flotte. Le FMI donne de l'argent qu'ils savent ne servira à rien, alimentant ainsi un dette qui devient vite colossale, un argent dont le peuple n'en verra jamais la couleur. Des régions comme celle du Chaco sont des zones interdites, où des argentins meurent de faim et de maladies à cause d'un niveau d'hygiène extrêmement faible. De zones d'ombres, oubliées volontairement par un gouvernement de délinquants en costards cravates.
Et le pays s'écroule. Nous sommes en 2000. Mais l'État n'a plus un rond, et les banques ne voient personne capable de mettre l'économie sous perfusion comme ce fut le cas en France et en Europe l'année dernière. De la Rúa, alors énième président en quelques semaines, s'enfuit par hélicoptère laissant derrière lui un pays à feu et à sang.
Tsuki-Yomi

mercredi 3 février 2010

Argent, 'tin ! Pour le peuple Argentin


J'ai croisé Tsuki-Yomi sur un forum de l'OM. Et oui, il n'y a pas que des supporters débiles dans le foot. J'ai découvert le papier ci-après sur son petit blog, à l'intérieur du forum. Je l'ai trouvé excellent. Je lui ai demandé autorisation. Il a accepté et je l'en remercie. Tsuki-Yomi, Fabricio de son prénom, est né à Tucuman, en Argentine, la ville où a été proclamée l'indépendance du pays. Il a 25 ans et travaille dans le dessin et l'infographie. Il est aussi traducteur. Il a déjà pas mal bourlingué (Nouvelle Zélande, Australie, Vanuatu, Pakistan, la Réunion...) et j'ai la certitude que ce n'est pas fini. Il parle donc l'espagnol et le français, qui est la langue de son père. Il aime la lecture et le foot, une grande passion. C'est avec plaisir que nous l'accueillons sur T&T pour un tour du côté de la Pampa. Ce texte sera publié en trois parties, de façon à ne pas surprendre le lecteur somnolent avec sa longueur. Bonne lecture à tous.

Première partie
Comprendre la mentalité Argentine revient à saisir la capacité d'un peuple à se renouveler perpétuellement, car toujours voué à lui même. Se réinventer pour ne pas se voir manger par notre monde, cet ogre sans tête engloutissant toujours plus à une vitesse effrénée. Telle est la réalité des Argentins, vivant entre l'humour noir et le fatalisme positif.
Sourire face à l'ironie, face à notre tristesse, tenter, malgré tout, d'aller de l'avant. Pintar la vida antes que esta nos destiña (Peindre la vie avant qu'elle ne nous déteigne). Avec nos courtes jambes, nos petits bras, danser tant qu'il y aura de la musique : tangos mélancoliques contre corruptions politiques. Dribbler tant qu'il y aura un ballon, pour éviter les tacles militaires, ces obstructions effrayantes contre la poésie du jeu, le jeu de la vie humaine, ce carton rouge d'un sang innocent. Mais surtout pour garder sa tête le plus longtemps possible bien vissée sur les épaules, pour ne pas la voir rouler sur les sentiers du mensonge et de la folie humaine.
Comprendre l'Argentine, c'est faire un saut dans l'histoire, pour un pays qui a tout connu en un temps très condensé, tout juste un peu plus qu'un siècle : guerre, dictatures et crises économiques. Mais le bandonéon joue encore, je peux l'entendre, et les stades hurlent leur rage de vivre.
Avant le colonel Peron, nous avions une démocratie partielle, en construction, où les présidents, issus des familles bourgeoises, s'enchainaient dans le soucis de maintenir le plus clairement possible la limite des riches, propriétaires terriens et autres, et les pauvres, le peuple travailleur.
Fort d'un potentiel phénoménal (richesses naturelles nombreuses), le pays semblait voué à un avenir prometteur, voire radieux. Un pays jeune, neuf, et prêt à faire mieux que la Nouvelle Zélande et l'Australie, deux autres pays partis des starting-blocks à la conquête de l'économie mondiale en même temps que nous. Nous étions alors en 1862, date de naissance de la République Argentine.
Mais c'était sans compter avec les militaires, eux-mêmes, depuis l'époque dictatoriale de Rosas, issus de élite sociale.
Le peuple avait souvent peur, mais les riches voyaient toujours d'un bon œil un mariage de leur fille avec un milico. Toujours prompts à patouiller dans le pouvoir, l'Armée avait fait du peuple son gentil pantin. L'église a toujours soutenue silencieusement les hommes chics armés dans leur actes .
Multiplier les coups d'état para el pueblo était banal, on aime pas l'élu du peuple, on le fait sauter. Souvent remplacé par un militaire d'ailleurs, au nom de la République. Que disait le peuple ? Pas grand-chose, quelques décennies plus tôt, la populace devait son indépendance aux militaires. C'était encore très frais dans l'esprit des gens.
Dès 1943, les choses s'envenimèrent rapidement, les militaires passant la vitesse supérieure. Castillo, l'élu du peuple, sauta pour le militaire Ramirez, puis le militaire Farell, avant de trouver le monsieur de la situation : Peron.
Tsuki-Yomi

jeudi 28 janvier 2010

La triste saga du président narcissique


LaetSgo, blogueuse sans blog et twitteuse émérite a réalisé cet enfilage de perles à partir de bafouilles pour ruminances contant les pathétiques aventures de Narcisse en 2009 . Qu'elle en soit remerciée ! b.mode

La triste Saga du président Narcissique

mardi 15 décembre 2009

Rachida au bord de la crise de nerfs


S'il on avait encore la moindre interrogation sur la compétence et le sérieux de miss Dior, le doute est désormais levé. Sa méconnaissance des dossiers n'a d'égal que l'intérêt qu'elle leur porte. La qualité du son du document ci-dessus s'explique car la belle étourdie avait oublié qu'elle portait un micro-cravate. Du pain béni pour plumitifs en mal de scoops ! C'est ça aussi la Sarkozie ! Un grand cirque quotidien...

jeudi 10 décembre 2009

Estrosi ou l'amalgame inepte



"Si, à la veille du second conflit mondial dans un temps où la crise économique envahissait tout, le peuple allemand avait entrepris d’interroger sur ce qui fonde réellement l’identité allemande, héritière des lumières, patrie de Goethe et du romantisme, alors peut-être, aurions-nous évité le naufrage de la civilisation européenne", a osé déclarer le très zélé motodidacte le 26 novembre dernier, au détour d’un discours visant à établir un couvre-feu dans sa bonne ville de Nice pour les mineurs de moins de 13 ans. Savoir qu'un personnage capable d'un tel degré d'analyse, soit non seulement un intime de qui vous savez mais ministre de surcroît, fait vraiment froid dans le bas du dos...

Ecouter chez Gaël, l'analyse de Thomas Legrand.

vendredi 27 novembre 2009

La Zonarde et l'ingénieur.


Ce n'est qu'une anecdote qui remonte à au moins 2 ans, mais que l'on m'a convaincu de faire connaître, suite à une conversation récente. Voilà les faits :
Beaucoup d'entre nous connaissent l'émission « Là-bas si j'y suis » de Daniel Mermet (France Inter 15-16h) dont nous sommes les « auditeurs modestes et géniaux » qu'il invite à créer partout des « repères (repaires ?) » dans des bistrots ou ailleurs, accessibles à chacun... Il s'en est créé beaucoup, tant mieux, qui marchent bien, et quelques uns qui se sont cassés la gueule, et c'est de cela dont il s'agit, dans ma modeste et géniale ville de Saint Nazaire.
Le premier hiatus vient que, oralement, il n'y a guère de différence entre « repère », comme celui d'un phare pour un navigateur, et « repaire », comme celui de flibustier d'hier ou de planque policière d'aujourd'hui. Moi, j'ai opté pour « repère », en bon citoyen d'une ville maritime. Et j'avais lancé, avec un ami, l'ouverture d'un tel rendez-vous bimensuel, dans un nouveau café « branché ». A la première séance, nous étions heureux d'être une vingtaine, la plupart inconnus : nous allions, sinon « refaire le monde » tout de suite, passer une bonne heure ou deux à nous connaître, en « tour de table » sans plus de formalité ni d'ordre du jour. Mais...
1° Un brillant orateur se crut dans « son repaire » d'où diriger la révolution, sic. La preuve ? : « Je suis ingénieur aux Chantiers Navals, je sais organiser les choses »...
2° Une pauvre femme cherchait un « repère pour sortir de sa zone, pitié, pitié »...
Il fut très difficile de se sortir de cette dichotomie absolue. J'ai souvenir que l'on a payé à boire à la pauvre chômeuse et que l'on a tenté de faire taire l'ingénieur. On a même proposé à l'un et à l'autre d'aller discuter ailleurs tous deux... pour nous laisser la parole. Puis nous nous sommes donnés rendez-vous quinze jours plus tard et... ce fut la catastrophe. La zonarde n'était plus là, l'ingénieur, lui, avait tout préparé : un dossier photocopié à 50 ex. (nous n'étions plus qu'une dizaine !) avec chapitre 1,2,3, etc. et paragraphes a,b, c, etc. pour « faire la révolution » resic...
Nous avons quitté notre nouveau Lénine assez vite, moi l'un des premiers. En souhaitant bonne chance à l'à venir de ce « repère », pas de ce « repaire »... L'expérience a tournée court : il n'y a plus eu ni l'un ni l'autre, ici. Il paraît qu'ils étaient 2 ou 3 à la réunion suivante...
Il m'arrive de revoir cette femme, parfois, qui semble sortir de sa zone, grâce à un ami rencontré suite à cette réunion, je crois. En tout cas, je sais que le si génial ingénieur a été licencié, pour faute professionnelle : sans doute pour défaut dans un petit « a, b ou c » de sa grande science infuse.
Reste qu'il est nécessaire, indispensable, d'organiser de telles réunions citoyennes, dans les temps qui courent... de pire en pire. Mais je passe le relais à des plus jeunes, quitte à les rejoindre, bien sûr.
Viva la Revolución !
Rémi Begouen

dimanche 22 novembre 2009

Miel fois raison


« Je suis comme une abeille enfermée dans un pot de miel. » Cette phrase est de l'excellent poète et chanteur breton Gérard Delahaye, vers les année 1970. A l'époque, la situation était grave. Nous étions, prolétaires exploités, déjà sommés de « consommer » le miel de la distribution, alors que, ivres de fatigue, nous n'aspirions qu'à la liberté hors du pot, nous n'aspirions qu'au repos... après fabrication du miel de la communauté.
Aujourd'hui c'est bien pire. Le pot se vide, ou le miel est avarié, ce qui est pire. L'abeille est folle...
On ne sait plus lire, ni même s'écouter. On est dans notre petite bulle, chacun, sans boulot ou si peu. Sommés d'être « tous contre tous », au lieu du « tous ensemble », simple slogan.
Des rennes du grand nord se noient dans le lac qu'ils traversent pour leur migration : la glace fond...
Des hommes d'îles du grand Pacifique se noient : le niveau de la mer engloutit leur territoire...
Des coraux meurent de pollution, par centaine de millions, avec les poissons qui en vivent par dizaines de millions...
Nous, les abeilles ouvrières, n'avons plus de fleurs (sinon en plastique, ou polluées) pour faire du miel, cela s'appelle chômage et délocalisation, pour engraisser les actionnaires, frelons tueurs...
Restent les bombes atomiques, les trafics d'armes et de pognon, les mafias et les beaux discours...
Restent l'accroissement démographique de « l'homo sapiens sapiens » au détriment des autres espèces et la raréfaction des ressources de sa survie – ou son empoisonnement, par miel OGM...
Reste la poésie. L'espoir. Non plus la poésie écrite, mais celle que l'on écoute dans le vent... de folie.
Reste la folie de l'abeille enfermée, son espoir de casser le pot ou de s'en échapper : liberté !
A suivre ? : oui, ma soeur, oui mon frère : la Révolution ! Comment ? Mystère de la poésie, de la vie !

Rémi Bégouen

mardi 10 novembre 2009

La fumée et le feu


L'ami et collaborateur Rem* nous fait parvenir ses coups de coeur au coeur de l'actualité. Soucieux, comme nous tous, d'élever son quotidien à un niveau de dignité acceptable, il s'est impliqué dans ce débat identitaire avec passion, mais aussi avec la conviction que la manipulation est la seule préoccupation gouvernementale. Aussi bien concernant l'opportunité de ce débat que beaucoup d'autres. N'oublions pas que les élections régionales de mars prochain représentent un enjeu important dans le choix du sujet qui nous occupe. Voici son coup de projecteur :
Historien de la colonisation, auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'immigration, Benjamin Stora juge suspecte l'injonction étatique à ouvrir un débat sur « l'identité nationale ». Pour lui, la mondialisation ou la construction européenne nourrissent, plus que l'immigration, une « crise de la question nationale » que la stigmatisation des immigrés et des Français d'origine étrangère ne saurait, en aucun cas, résoudre. Dernier ouvrage paru : « Le Mystère de Gaulle, son choix pour l'Algérie », Robert Laffont, Paris.
Extrait d'un entretien avec Benjamin Stora dans « L'Humanité » du 3 novembre 2009 :

Comment jugez-vous l'initiative gouvernementale prétendant définir « l'identité nationale » ?
"Cette initiative est très curieuse : elle ne correspond à aucune demande de définition de l'identité nationale émanant de la société. Cette question, en réalité, ne préoccupe ni le mouvement associatif, ni les partis politiques, ni les syndicats et ce que l'on appelle le mouvement ouvrier. C'est une proposition de débat qui vient d'en haut, de l'Etat. Là se situe le problème. Je me suis toujours méfié des initiatives étatiques relatives à l'écriture de l'histoire de la nation. On se souvient de la mobilisation des historiens contre la loi du 23 février 2005 définissant le système colonial comme « positif ». Ce genre d'initiative trahit une sorte d'obsession de l'État, qui veut à tout prix encadrer, régir l'écriture de la nation française. Le « débat » voulu par Eric Besson va, en outre, se tenir dans des lieux hautement symboliques : les préfectures. Participer à un débat sur la nation française, sur l'histoire de France, en se rendant à des convocations en préfecture, là où sont délivrés ou refusés les papiers aux étrangers, voilà qui est franchement très spécial.
Personnellement, je ne répondrai pas à une telle convocation. En revanche, je suis favorable à l'ouverture d'un débat sur l'histoire de France, jusque dans ses aspects - osons le mot ! - négatifs. De Vichy à la guerre d'Algérie, il y a beaucoup à dire sur l'histoire de France. Sur ses lumières, celles de la Révolution française, comme ses ombres, celles de la collaboration ou de la colonisation. Pour cela, les enseignants, qui sont en première ligne, ont besoin de moyens, et non pas d'injonctions. Ils n'ont pas besoin d'aller dans les préfectures pour transmettre l'histoire de ce pays et ses valeurs républicaines. »

mardi 3 novembre 2009

L'immonde : mode d'emploi



Ce débat sur l'identité, c'est du bidon, c'est du pipeau et il n'y a que le très con ou le très malin pouvant encore se réjouir à son sujet. Quant au fait de savoir si nous aimons « La Marseillaise « , qu'ils ne me fassent pas rigoler avec leur chanson débile et sanguinaire. Je parle de « La Marseillaise » comme je parlerai de n'importe quelle autre chansonnette ayant pour but non pas d'amuser, de distraire ou de prodiguer de la vraie émotion, mais de nous envoyer tous autant que nous sommes au casse-pipe au son d'une rengaine monstrueuse. Quelques débiles de par le monde veulent la guerre, celle-ci étant leur fond de commerce, s'arrangent pour la déclencher, et c'est des millions de couillons qu'on saigne au nom d'une seule valeur : l'argent ! Étudions un peu l'origine des guerres et nous aurons une réponse à la crise de l'identité nationale.

« La crise identitaire » est avant tout une grosse crise économique doublée d'une énorme crise culturelle et politique. Incapable de répondre par l'économique, afin d'éviter le fiasco des promesses électorales non tenues, se souvenant d'un passé peu glorieux, farfouillant dans les tiroirs, monsieur Sarkozy va chercher dans les scories de l'histoire de quoi faire illusion. D'abord pour se faire élire, ensuite pour se maintenir au pouvoir. Pour sauver sa peau - pour son image c'est trop tard - il déclare l'identité nationale comme étant l'élément moteur d'une crise dans laquelle notre frère et semblable l'étranger n'a aucune part de responsabilité.

Qui connaît les paroles de l'hymne national d'un billet de banque ? Je suis sûr que monsieur Sarkozy doit se souvenir de la quasi intégralité. Il les a déjà chantées publiquement ! Nécessairement cela procure des frissons dans le dos. Il faut avoir les boyaux bien accrochés pour écouter madame Morano interrogeant le quidam sur un marché, comme si soudain ce marché était devenu son commissariat, lui demandant ce qu'il fout sur le territoire français, l'exhortant à immédiatement rejoindre son pays d'origine, telle une militante d'Occident ou de l'Ordre Nouveau.

Pour éluder le débat politique et culturel dont le pays a urgemment besoin, Messieurs Sarkozy et Besson ouvrent la boîte de Pandore du racisme et des mauvais instincts. Ainsi dans les Alpes-Maritimes et un peu partout dans le pays, des citoyens, se sentant menacés par le climat d'insécurité soigneusement entretenu et propagé, créent des milices de surveillance. Regardent le passant, un œilleton greffé sur le front, avec suspicion, prêts à lui coller une mandale ou plus si besoin, le désignant arbitrairement tantôt comme victime, tantôt comme allié. On nomme cela « Les voisins vigilants »...

A court d'idées, mais pas de bourdes, certains responsables de la « gauche », sans se dérober, héroïquement, se jettent à l'eau : « oui, nous avons besoin de ce débat, mais pas dans ces conditions. », disent-ils timidement. A la bonne heure !
Dominique de Villepin que l'on ne peut considérer comme un frondeur professionnel condamne le coup tordu comme suit : "Il n'est pas besoin de grand débat sur la République, sur l'identité nationale. Il est simplement nécessaire de faire vivre les principes qui sont les nôtres : liberté, égalité, fraternité."

Mais pour Nicolas le fascisme est un vieux fantasme. Voilà quelqu'un qui marquera probablement l'histoire du pays comme l'erreur à ne pas recommencer.
Je pense que tous les ministres ne sont pas des salauds. Il y a parmi eux des gens honnêtes, j'ose l'espérer. S'il reste dans ce gouvernement un ministre intègre, qu'il prenne la seule décision honorable pour l'homme et pour le pays : la démission !

dimanche 1 novembre 2009

French identity test



You ticked off all boxes : You are the modern reincarnation of Vercingetorix and the General de Gaulle. Your absolute favourite meal is la "Auvergnate stew" (eventhough in France nobody really knows what's in it) but you just love it. You know everything about "Calendos" cheese and last year Beaujolais. You dream of starring in "Super Dupont" as the leading actor. You listen to "La Marseillaise" all day long. All your kids are named after "Marianne", even your youngest son, which did not quite deserve that type of treatment.

You ticked off over 75% of the boxes: You are a mineral water expert, and can relate most of beverage names to historical events that made France Glory through years (Vichy, Evian). You know that drinking Chianti and eating Couscous is bad for French GDP. You are not a perfect French but you're nearly there. Read again Philippe de Villiers Memoirs while singing along la Marseillaise, that should do the trick.

You ticked off every second box : Aren't you ashamed to swap your perfect Charentaises or a pair of Turkish slippers ? You well deserve corporal punishment. You seem to prefer Mac Donald junk and Coke to the French proper food. The only way to correct that is to eat cooked boar in its bath of Cognac, at lunch and diner time, for the next coming months.

You ticked off 25% of the boxes : You actually do have a French flag, but only to clean up your windows with it ! There is simple option for your type of person: National Rehab Center where you'll be taught real French values. You are going to adore loving the Head of State, and you're going to learn to respect National Symbols and to love the French motherly soil. You're going to be sent in Creuse, for at least a year, stuck there with a bag of beans and Nicolas Sarkozy's Historical speeches. That should re-educate your warped mind.

You ticked off one box : you do not deserve our beloved great Nation and only inspire dismay and mockery. May shame throw you in some place in Siberia or in Sahara Desert. You may actually enjoy their local specialities. Placing an Eric Besson Poster (our beloved Immigration State Officer) on every wall of your house won't redeem you anymore. It's too late.

You didn't tick off any box at all : You're not French. You came obviously illegally on French soil. The "petit salé aux lentilles" makes you sick. You shake all your height at the sight of a well-done Pont-Leveque. You can only puke a millesimed Pommard. You faint at a Mireille Mathieu song. We have already booked a seat for you on a 50-seater charter going to Afghanistan. You will know better there.

Cartoon and original balloons : R*B
Analysis and comments : b.mode
Translation : Zeyesnidzeno and H16


Version anglaise destinée à nos amis d'outre-Manche...

jeudi 29 octobre 2009

Quand Sarkozy recycle ses bafouilles...



L'excellent petit journal de Yann Barthes a relevé d'étranges similitudes entre les discours aux agriculteurs du 17 février 2009 à Daumeray (Maine et Loire) et celui du 27 octobre à Poligny (Jura) prononcés par notre président. Même le lien aux relents pétainistes entre la terre et l'identité nationale était déjà présent dans le premier opus mais n'avait pas soulevé débat à l'époque.

Point commun également entre les deux évènements. A Daumeray, bourgade de 1600 habitants, 700 policiers avaient été mobilisés pour la chose. A Poligny, commune de 5000 âmes, 800 militaires ont été déployés pour protéger notre messie de poche. Suggestion à son altesse sérénissime. Pourquoi ne pas envoyer un clone voire un sosie, ça coûterait moins cher aux contribuables, ces récurrentes pantalonnade. Puisque c'est pour raconter strictement la MÊME chose...

lundi 26 octobre 2009

Présidence Euro-Sarko : un million par jour !

Médiapart révèle un rapport d'enquête de la Cour des comptes concernant les six mois de la présidence européenne de Sarkozy du 1er juillet au 31 décembre 2008. On se souvient avec quelle jubilation, notre messie avait investi la fonction. Véritable petit Napoléon des temps modernes, il dominait l'Europe, flamberge au vent, sillonnant la planète de l'Atlantique jusqu'à l'Oural en passant par la Géorgie. Le moins que l'on puisse dire est que son agitation sémaphorique digne d'un Don Quichotte en Falcon aura coûté bonbon.

Les premières frasques du monarque commence lors du sommet de lancement de l'Union Pour la Méditerranée, immense projet Guaino-Sarkozyste dont on mesure un peu plus d'un an plus tard l'importance capitale. Même faire des ronds dans l'eau eût eu plus d'impact sur l'avenir de la planète. Passons, en Sarkozie, à défaut d'être efficace, il faut communiquer. Faire savoir à défaut de savoir faire. Seul l'instant présent compte, il faut se faire mousser. Ainsi donc, pour la circonstance, 43 chefs d'états étrangers ont été invités au frais de la princesse ( en l'occurrence vous et moi) à se sustenter en toute simplicité au Petit Palais pour la modique somme de 1.010.256 euros.

Au total, les dépenses pléthoriques de la présidence européenne française s'élèvent à la bagatelle de 171 millions d'euros, soit un million d'euros par jour. La cour des comptes a recensé 489 manifestations, dont 9 sommets internationaux, 25 réunions interministérielles, 328 séminaires, des symposiums, etc. Elle a pointé l'aspect "parfois dérogatoire, voire irrégulier, des procédures suivies". Elle s'est interrogée sur l'utilité de tout ce décorum. A titre d'exemple de ce gaspillage intempestif, on y apprend que la commande toute spéciale d'un logo célébrant la présidence française (voir en haut à droite) à un designer de renommée internationale (Philippe Starck selon toutes vraisemblances) aura coûté 60 000 euros.

Quand suffisance et insuffisance (de rigueur et de responsabilité) sont ainsi révélées au grand jour, on est en droit de se poser des questions sur la pertinence de la gestion actuelle de notre cher et beau pays...

vendredi 23 octobre 2009

Portrait de Frédéric Lefebvre par Jacques Weber


“Après on nous envoie les troisièmes couteaux dont le crétin de service, Monsieur Lefebvre, qui est l’homme le plus vulgaire. Mais, naturellement, ce n’est pas un hasard si on prend le plus vulgaire, le plus con, le plus effroyable qui soit pour parler à la population. La population est bête et imbécile donc il faut un bête et un imbécile pour leur parler. Je n’ai jamais vu un type pareil”, a déclaré le comédien Jacques Weber au cours de l'émission "Les Grandes Gueules" diffusée sur RMC.

On attend avec impatience la réaction du pitbull élyséen...

mardi 20 octobre 2009

Le complot politico-médiatique


Ainsi donc un complot politico-médiatique visant à détruire notre chef valeureux Nicolas Sarkozy a vu le jour en notre beau pays. Ce n'est pas la petite équipe jeune et dynamique de Tes reins et terroirs qui le dit, on ne nous croirait pas, ce sont d'honorables sommités de l'UMP qui l'affirment. Le plus véhément de la meute reste comme d'habitude le pitbull Fred mais le gentil caniche Xav ne laisse pas sa part aux chiens.

Ce nouveau tir de barrages nous éclaire, si besoin est, sur la stratégie désormais systématique des sbires de l'UMP face aux médias. Les grands communicants de l'Elysée décident de quelques mots-clés en guise de réponse à une affaire et ensuite, du porte parole jusqu'au premier ministre, en passant par le secrétaire général, le fils du chef et le jardinier du faubourg St-Honoré, chacun décline la parole divine. Tels des perroquets, tous répètent à longueur de journée la même litanie avec les mêmes mots. Effets recherchés : cohérence, unanimisme, symbiose...

Tout ceci n'est évidemment que pure façade mais cette artificielle harmonie autorise le monarque à perpétuer sa dérive autocratique. A l'aune de cette façon de procéder, on comprend mieux quelles qualités doivent posséder les thuriféraires du guide suprême. Culte de la Soumission, art de la flagornerie et absence totale d'états d'âme...

dimanche 18 octobre 2009

Inconscience ou provocation ?



Le 13 octobre, en pleine polémique sur la vraie-fausse élection de son fils Jean à la tête de l'EPAD, voilà ce qu'osait déclarer le chef de l'état au cours d'un discours sur la réforme des lycées. A ce niveau de cynisme, on ne sait si on doit rire ou pleurer. Soit personne de censé n'a relu ce qu'un obscur scribe coupé des réalités du monde a pondu dans le bunker palace hôtel de l'Elysée, soit le monarque a sciemment laissé passer cette saillie surréaliste. Pour passer en force et pour affirmer sa puissance au yeux de l'opinion. Dans les deux cas, on ne peut être qu'inquiets. Dans le premier, on peut s'interroger sur la pertinence des gens qui entourent le roi délire. Dans le second, on se dit que la dictature constitutionnelle a déjà commencé...

Petit rappel à divilguer. Ainsi parlait le candidat Sarkozy pendant la campagne 2007.

lundi 21 septembre 2009

La double charge de Galouzeau !

Premier opus du procès Clearstream : dans la rue, au milieu des passants paumés ou pas vraiment à la rue, au centre de la salle des pas perdus, Dominique fait retentir son terrible courroux ! Tous aux abris, ça va chier !

dimanche 20 septembre 2009

N'est pas Démosthène qui veut !



Va falloir bouffer de la caillasse façon bagnard, mémère ! Sinon, plus dure sera la chute... des fins de phrases ! A-t-on entendu une oratrice plus ridicule depuis des lustres? Spécial dédicace à mon ami David, il comprendra !

lundi 14 septembre 2009

L'élégance selon Besson



On se demande bien ce qu'avaient fumé à Seignosse, haut-lieu des universités d'été de l'UMP, nos sémillants ministres de la République. Après Hortefeux qui s'amuse à balancer des blagues racistes, voilà que Besson fait des doigts d'honneur aux journalistes venus l'interroger sur le ralliement du Vicomte à l'UMP ! La cité landaise était vraiment cet été le haut-lieu de l'élégance et de l'humour. Est-ce leur brillant passage au ministère de l'Immigration qui inspire nos deux potaches ?

dimanche 13 septembre 2009

Drôle de binz


Dans la polémique montrant les « mauvaises plaisanteries » racistes de Brice Hortefeux, diffusées sur le net par Le Monde.fr et agitées comme de la pulpe d'agrume sur le Web, on cherche (qui ne l'a pas compris ?) à se dédouaner en pointant du doigt les vrais responsables de la mise en boucle du sujet, la victime idéale : internet et les internautes. Merci pour le cadeau, messieurs les agitateurs, mais il est des « cadeaux » dont on doit refuser l'enveloppe, prenant soin de bien conserver le contenu, ne serait-ce qu'au nom de la vérité.
Passant de l'état d'accusé à celui d'accusateur, l'auteur dément être ce qu'il ne dit pas être, se démenant comme un beau diable pour prouver ce qui n'a pas besoin de l'être, criant au complot et refusant de présenter des excuses, encore moins de démissionner. Pensez bien !
Tout juste si monsieur Hortefeux n'exige pas des « dommages et intérêts ». Comme si, kidnappé, torturé, un calibre pointé sur la tempe, pareil que dans une mauvaise série américaine, il avait été poussé à dire ce qu'il a dit par une cellule terroriste du Web. Aujourd'hui il suffit d'évoquer internet pour que, à l'instant, l'information la plus clean perde de sa netteté. Conclusion : le ministre sauve sa peau et les citoyens vigilants leur réputation !
Sauf que ces images ont été filmées par la chaîne d'information Public Sénat qui explique les raisons pour lesquelles elles n'ont pas été diffusées tout de suite : "en raison notamment des conditions dans lesquelles [la séquence] a été enregistrée et de l'absence de journaux d'information sur nos antennes dimanche". Mais comment n'avions-nous pas penser à cela ? La meilleure défense étant l'attaque, l'inoxydable et très dangereux Jean-François Copé tente l'improbable en suggérant, pas folle la guêpe : "Cela ouvre le débat du rôle qu'on doit laisser à Internet dans la diffusion de telles vidéos". Pourquoi ne pas dissoudre le Sénat ? Puisque c'est par son biais que cette affaire à pris de l'ampleur ? Pourquoi ne pas traîner Le Monde devant les tribunaux pour avoir relayé ? Lire sur ce sujet l'excellent papier signé par Pierre Haski qui résume de fort belle manière le contexte et l'ambiance : « Internet n'est dans cette affaire que le messager. »
Avec tout ce remue-ménage on oublierait presque la nouvelle émission bric-à-brac programmée le vendredi soir sur la 2. Présentée par FOG, « Vous aurez le dernier mot ». C'est de la culture, c'est du cinéma, beaucoup de cinéma, dans le sens caricatural. Je n'aime pas le gars, mais j'ai regardé histoire de me faire une idée. De ne pas mourir idiot. C'est mieux que NCIS mais en moins divertissant. Je ne sais pas vous, mais moi, les tatouages d'Abi, la très experte informaticienne, j'en deviendrai presque son Champollion ! Il y avait là un panel de bonne facture. Des gens de lettre, des acteurs, des politiques et l'ancien patron des RG, Yves Bertrand, botté hors terrain par un Sarko qu'il ne porte pas (quoi qu'il dise) dans son cœur et qu'il prend pour une sorte de général Alcazar dans le meilleur des cas. FOG a bien essayé de présenter Carla comme la castafiore de l'histoire, mais sans succès. Parmi les gens de gauche ou se réclamant tels (outre Montebourg) il y avait Claude Allègre et Pierre Arditi. Ce dernier ne comprenant pas pourquoi les citoyens étaient si violemment opposés à l'instauration de la taxe carbone. Il avouait être surpris par la mauvaise foi de ces gens qui ne veulent pas reconnaître ce que le gouvernement de Sarkozy fait de bien pour le pays. Reconnaître cela n'est pas abdiquer ses idéaux mais faire preuve de bon sens, assenait-il, comme pour s'en convaincre définitivement. Selon Arditi, c'est de cela que manquent les français. De bon sens et d'objectivité ! Du coup, lui, Pierre Arditi monte au front pour dire ce qu'il ne peut point taire en sa qualité d'homme de gauche : la gauche française n'est pas honnête ! Quitte à fâcher dieu et diable, il est là pour le dire !
Enfin, Pierrot ! Fais moins le beau devant ton miroir (même si tu dis le détester) et tu verras plus clair ! A cette allure tu vas finir par nous dire que tu ne comprends pas pourquoi des gens se suicident en prison et d'autres du côté de chez France Télécom ! Pourquoi d'autres encore, comme Ali Ziri, dont Clarky tire sur Ruminances un portrait plein de colère et d'émotion, finissent leur vie sur un coin de trottoir pourri alors qu'ils n'ont rien fait d'autre que se saloper les mains pour que la France les achève comme on se débarrasse de la vermine. Pourquoi Ali Ziri est-il mort ?... Demandez ça aux assassins et vous obtiendrez au mieux « exercice du devoir » ; au pire, une mauvaise plaisanterie.
PS : Une bonne nouvelle. Après avoir eu des emmerdes avec son hébergeur Juan de Sarkofrance a été rétabli dans ses droits. Merci aux subalternes et aux zélateurs !