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lundi 5 octobre 2009

La clé Deschamps ?


Après Valenciennes en championnat, le Real en Ligue des Champions, l'OM s'est incliné pour la troisième fois consécutive en une semaine contre Monaco sur sa propre pelouse du Vélodrome. Une ixième crise commence pour le club provençal. Moult questions se posent après ce nouvel échec. Dassier est-il inoxydable ? La tête de coach Didier est-elle déjà menacée ? De la maison ciel et blanc, Deschamps a-il la clé ?

Illustrations : Erby kezako

mercredi 9 septembre 2009

La vie est un sacerdoce



La maladie c'est comme la connerie, les risques de pandémie sont nombreux et l'endroit où ça tombe inattendu. Ça vous colle au paletot sans crier gare, alors que vous pensez être plus malin et plus fort que tout.
Mais pourquoi ?... Pourquoi maintenant ? La France se prépare à affronter non pas le danger de la crise économique, mais, pire, celui du virus H1N1. Depuis quand le pays n'avait eu à démêler les fils d'une telle énigme médicale et à subir le danger subséquent ? Pourquoi ce virus a-t-il choisi notre sol comme terre d'accueil ? Pourquoi venir poser ses ailes néfastes dans un pays que notre « grand » timonier cherche à niveler par le bas ?... Les questions sont comme les réponses, difficiles à trouver !
Tout ça au moment où l'équipe de France de football se déplace en Serbie, la queue basse après le nul concédé contre la Roumanie au SDF, portée par un capitaine qu'on surnomme le « Cobra » pour l'engin d'onction massive qu'il trimballe dans le calfouette. Un monde ! Même si ce match n'a rien de « décisif » selon Raymond-la-science-qui-peut ; que Jean-Pierre Escalette (l'homme des tous les vents) et Gérard Houiller (le prof d'anglais) venus à Clairefontaine tels des Don Corleone pour offrir à Raymond Domenech, avec le langage châtié des gens de bien, le verre et le baiser du condamné, Jean-Michel Aulas joue à Mère Thérèse avec bure et saint-frusquin ! C'est que l'homme est un tantinet pusillanime et donc prévoyant. Même si aucun cas de grippe n'a pas encore troublé la tranquille quiétude du club de foot de la cité rhodanienne et que l'horloger de Saint Paul ne bricole plus le balancier ailleurs qu'au-dessus de la couche nuageuse des sous-sols innommables, le corps médical de l'Olympique Lyonnais joue les mères attentionnées. C'est que l'enjeu, au-delà de la personne qui se cache derrière chaque joueur, est avant tout d'ordre économique. La santé, rien que la santé !
Dans un entretien mis en ligne par le site de l'OL, le morticole officiel de l'équipe lyonnaise, Emmanuel Orhant, nous parle des précautions prises par le club pour circonscrire le mal qui s'annonce. A défaut d'être exhaustive, la liste est d'une moralité irréprochable. Je cite : «Ni crachats sur le terrain, ni poignées de mains aux adversaires figurent parmi quelques consignes données aux joueurs lyonnais. » Même s'il n'y a pas de raison de s'alarmer (!), ce qui compte c'est le « principe de précaution » Effectivement, le postillon est fortement déconseillé. Il joue un rôle déterminant dans «la contamination d'une personne à une autre. » Le chat de la voisine ne risque absolument rien !
Autre chose : on fait gaffe quand on éternue, car moins « il y aura de contacts, mieux ce sera. »
Au cas où... Les habitudes ont la vie dure, il est vivement déconseillé tout épaule contre épaule, comme cela est souvent (hélas !) le cas au cours d'une rencontre. On se doit par ailleurs de contrôler tout mouvement d'humeur, de protestation, contre les décisions arbitrales dont les gerbes de postillons peuvent mettre en danger la santé des hommes en noir. De même entre deux joueurs adverses, montés sur ergot, crachant des injures, les visages collés, à cause d'un tacle trop appuyé, d'un tirage de maillot ou d'un coup de coude bien senti. Le contact des épidermes et la transmission de l'exsudation sont à éviter, cela coule de source.
Vous l'avez compris, chez monsieur Aulas on fait du ridicule une fonction sacerdotale. Pour le reste, tout ce qui fait le bonheur ou le malheur d'un bon match de football, il est conseillé d'adresser ses vœux au virus lui-même pour qu'il passe son chemin, qu'il aille se poser du côté de Marseille, de Bordeaux ou de Paris. Partout sauf à Lyon. Si malgré ça, conclut le toubib du club, un joueur présente « des symptômes, on essaiera de tout gérer à distance et de l'isoler au maximum pour empêcher toute contamination au reste des joueurs. Le plus gros danger serait de voir 50% du groupe cloué au lit".
En effet !

dimanche 6 septembre 2009

Domenech moins ultra


Mon petit doigt me dit que ça sent le sapin pour Raymond l'ignorance. Bravo aux rond-de-cuir de la Fédération Française de Football et en particulier à son triste président, Jean-Pierre Escalettes d'avoir réussi le tour de force de maintenir à bout de bras à la tête des bleus, un homme qui depuis trois ans accumule échec sur échec. Non content de se faire huer à chaque rencontre par le public français, le vrai-faux mari d'Estelle a su engendrer en sus un vrai désamour, ou tout au moins su creuser un vrai fossé, entre les bleus et leurs supporters.

Passons sur ses choix douteux basés sur l'affect plus que sur la réalité sportive, Giuly et Trézéguet hier, Benzéma aujourd'hui, seulement rentré contre la Roumanie à la 73ème minute alors qu'il évolue en pointe au Real de Madrid, et interrogeons-nous sur le manque d'adhésion probant des joueurs autour de son projet de jeu (en at-il un du reste ?). La joie de se retrouver, d'évoluer ensemble, de construire et de gagner si présente sous Hidalgo ou sous Jacquet, semble désormais appartenir au passé. Fébriles en défense, inefficaces en attaque, qu'arrivent-ils à nos joueurs ? La faute à Domenech ? On est en droit de s'interroger quand on constate que tous les internationaux français évoluent en club dans les meilleurs équipes d'Europe...

En conclusion de ce billet, citons la presse roumaine avant le match d'hier à propos de notre fossoyeur du football : «L’équipe conduite par Razvan Lucescu peut battre la France, car cette dernière possède un maillon faible : Raymond Domenech », peut-on lire ainsi dans les colonnes du quotidien de Bucarest, Cotidianul, le plus virulent envers le sélectionneur français. «Son principal atout sera assis sur le banc voisin. Il s’agit de Raymond Domenech, le sélectionneur des Bleus, très contesté. Un incapable doublé d’un incompétent, comme l’a si bien soufflé le président Sarkozy», selon des propos tenus par le Président de la République en 2008 dans Le Canard Enchaîné. (Sport24)

Si c'est Sarko qui le dit...

Fake réalisé par
SB LE SNIPER

dimanche 16 août 2009

A la bonne esbroufe !


Pas facile d'être supporter sportif et de foot en particulier. Toujours sous tension, en quête de victoires et de satisfaction, le supporter est un homme qui vit aux aguets. A l'affût de lui-même, il vit sa passion comme le Christ vivait la sienne, pied au plancher. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, le mec a fait son œuvre et, comme par enchantement, en se consacrant à autrui, il s'est donné mille et une raisons de donner le change. Longtemps après sa disparition, sa passion vit encore. Il est le témoin et la fierté de sa propre jobarderie. Un tel détachement inspire le respect au-delà de tout raisonnement. Si je puis dire. Dans un monde endormi, il est seul à rester debout. La violence de sa passion est telle qu'aucun effort ne l'empêchera de turbiner de la coiffe pour que son équipe préférée décroche le sombrero de la renommée au terme d'un saison riche en émotion et en péripéties.
Ainsi ce supporter de Boca Juniors en Argentine. Dans ce pays d'Amérique Latine le foot est religion. Il déchaine les passions et il n'est pas rare d'assister à des petits et grands drames à l'occasion de chaque match. En Argentine, Boca Juniors et River Plate sont des clubs rivaux, comme en France l'OM et le PSG ; en Espagne, Barça et Real, etc... Il n'est pas rare de voir les supporters des deux camps se frictionner la couenne avec dynamisme à l'occasion des rencontres entre les deux équipes rivales.
En Argentine , Gabriel est fan de Boca, l'équipe de Diego Armando Maradona. Pour Boca Gabriel est capable de toute sorte de privation et plus si nécessaire. Aujourd'hui, Gabi serre les dents. Il souffre. Il est en train de se faire tatouer sur le dos l'emblème de son équipe préférée, le légendaire Boca Juniors. Tout à l'heure, quand le travail sera fini, il ira montrer son ouvrage à ses parents, eux aussi supporters de Boca. Ce que Gabi ignore, et c'est là que l'histoire prends des allures de tragicomédie, c'est que le tatoueur est un supporter du club de River Plate, l'ennemi juré de Boca.
Une fois le boulot terminé, de retour chez lui, il soulève son tee-shirt pour montrer l'œuvre à ses parents. Surpris (à ce niveau le mot est faible) ces derniers découvrent gravée dans le dos une énorme biroute.
A ce jour, nous ignorons ce qu'est devenu le tatoueur.