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samedi 24 octobre 2009

Mariage refusé à Loudéac


En Sarkozie, la Brice attitude fait des petits. A Loudéac, charmante ville de Bretagne, Gérard Huet a refusé de marier un couple. Le juge des référés de Saint-Brieuc lui a donné tort et l'a sommé d'unir le dit-couple. Ci dessous, on lira la missive de la piteuse justification de l'élu. Une insulte aux fondamentaux du respect des libertés individuelles. Un verbiage populiste aux effluves nauséabondes...

Mariage de complaisance : le mariage qui dérange

Alors que nous traversons une grave crise économique, comment aurais-je pu marier sans m'y opposer, deux étrangers d'origine marocaine, plus préoccupés de profiter de notre système de protection sociale que de convoler en justes noces ?

En refusant de les marier, j'ai voulu dénoncer un système qui fait la part belle à l'assistanat plutôt que de protéger ceux qui se lèvent tôt le matin, pour gagner leur vie en toute honnêteté ! Rappelons en effet, que le mariage de ces deux étrangers, leur donne la possibilité de toucher le Revenu de Solidarité Active, des Allocations logement et de bénéficier de la Couverture Maladie Universelle. Enfin, soyons certains qu'ils ne manqueront pas de demander la nationalité française !

Aujourd'hui les factures que nous recevons en mairie semblent me donner raison : impayé de cantine scolaire, impayé sur leur consommation d'eau... Les Restos du Coeur les voient chaque semaine et pourtant le mari a trouvé du travail sur la zone industrielle. Alors où va l'argent ? Car pour l'instant, c'est la mairie qui paye, donc nous chers contribuables !

Alors, à tous les bien pensants qui ont cru bon de s'indigner verbalement sans apporter de soutien matériel à ces étrangers, je réponds : trouvez-vous normal que l'on oblige les maires à marier des étrangers, dont l'un d'entre eux a falsifié des papiers d'identité, a été reconduit à la frontière, est revenu et ose demander le mariage alors qu'il est sous le coup d'un arrêté d'expulsion ?

Après avoir dénoncé cette absurdité du droit, je compte maintenant sur notre député Marc LE FUR pour déposer une proposition de loi limitant ces abus. En effet, tant que la justice de notre pays continuera à défendre l'indéfendable, les étrangers en situation irrégulière, pourront dormir tranquilles !


Gérard Huet, maire de Loudeac

En réaction à cette lettre, un appel du Collectif Citoyen et Républicain du Centre Bretagne a été lancé.


vendredi 9 octobre 2009

Ma belle-doche et moi


Qui n'a pas souhaité un jour dire du mal de sa belle-mère. Beaucoup d'histoires circulent à ce propos et il n'est pas question ici d'en extraire le florilège. Le fait est que la belle-mère alimente l'écuelle de bien de festins chez beaucoup gendres.
A défaut de dire ce qu'ils pensent sincèrement de leurs mamans ou sur leurs propres femmes, ils se libèrent sur la « pièce rapportée », la souffre-douleur idéale. Un homme courageux préférera mille fois épancher sa bile sur la belle-mère que de signifier le fond de sa pensée à sa propre épouse. Imaginez-vous le tableau si tel était le cas ? Aucun sarcasme, aucune perfidie, aucun coup bas n'est épargné à celle dont la simple erreur consiste à être la maman de l'épouse ou du mari de l'autre.
Sinon tous, du moins une grande majorité éprouve pour la belle-mère de quoi se réjouir en réjouissant le convive. Pas une soirée pendant laquelle son évocation ne viendra l'agrémenter d'un sarcasme.
Le sarcasme pouvant se transforme en franche rigolade quand il n'atteint pas le succès escompté. Exemple ce fait divers survenu aux États-Unis, à Fort Worth, au Texas.
Pensant que sa belle-mère possède un matelas bien bourré, Charles Ray Fuller, jeune homme de 21 ans, après avoir subtilisé le carnet de chèques à la belle-doche, s'est présenté devant les guichets de la banque locale et avancé un bras décidé, au bout duquel la main tenait fermement un chèque d'un montant, tenez-vous bien, de 360 milliards de dollars. Les yeux plus gros que le ventre ou la bêtise à fleur de cerveau, cherchez l'intrus dans cette histoire de jolie-maman et de bonheur absolu.
Interrogé, il a déclaré qu'il aurait pu s'en tirer avec une petite somme, mais qu'il a préféré tenter le tout pour le tout. Arrêté, il a maintenant tout le temps de peaufiner ses futures arnaques au chéquier en prenant conseil auprès des experts avec lesquels il va partage le pénitencier.
Mieux que ça. Peut-être qu'après avoir médité sur sa bêtise et s'en être débarrassé, disposant de tout son temps, lisant, il pourra méditer ce propos de J.J. Rousseau dans « Rêveries d'un promeneur solitaire » : « ...mieux que tout cela, je déracinai de mon coeur les cupidités et les convoitises qui donnent du prix à tout ce que je quittais. »
Mais avant d'en arriver là...

mardi 29 septembre 2009

A se décrocher la mâchoire


Là où vous ne me voyez pas, puisque vous me lisez, je tape une pêche de tous les diables. Je dis ça parce que c'est ce que mon horoscope m'annonce en page d'accueil sur Yahoo. Je suis du signe du scorpion, premier décan. Jusque là ça baigne. Ma prédiction pour la journée démarre très fort : « Le contact avec les membres de la famille seront très favorable et enrichissant, aujourd'hui. » Pour une couillonnade, c'en est une ! Ma famille !... Si le con (ou la conne) qui a rédigé ça savait seulement le dixième de ce que je pense de ma famille, de ce que ma famille pense de moi, il (ou elle) n'écrirait pas des inepties pareilles ! C'est comme s'il (ou elle) écrivait que j'aime, je ne sais pas, tenez, au hasard, que j'aime Sarko ! Ça déchire, et pas qu'un peu !
Après une flopée de bonnes nouvelles, toutes fausses bien entendu, je me suis dit, je vais consulter l'horoscope de ma meuf. Depuis ce matin elle est intenable. Pour un oui, pour un non, elle m'envoie faire la vaisselle ou passer un coup de balai dans le coin cuisine et quand j'ai fini, que je m'apprête à envoyer des vannes sur le net, elle me fait descendre les étages pour aller récupérer le courrier. Elle sait pourtant que le facteur ne passe pas avant 12h30/13h. Pas grave, j'y vais quand même.
Elle est d'une humeur !... Inutile de vous dire que je fais tout ce que je peux pour lui être agréable. Pour la dégeler je ne sais plus quoi inventer. L'atmosphère est de plus en plus lourde. Pour la réconforter, je lui lis les prédictions du jour pour son signe. Elle est balance. C'est pire que tout. J'aurais dû rester tranquille !Je lui lis : « Vous aurez un grand besoin de vous exprimer, alors lâchez-vous ! Votre imagination sera débordante. Par contre, vous devriez chercher à équilibrer votre alimentation . » Pour se lâcher elle s'est lâchée ! Elle m'a traité de con, d'hypocrite et les noms d'oiseaux ont commencé à voler comme dans une volière ! Pourtant je ne cherchais qu'à lui être agréable. Très difficile de parler à une femme qui entreprend un régime alimentaire. Je me suis alors réfugié dans la lecture des faits divers. Ce faisant j'ai pris soin de passer sous silence le passage suivant : « Une situation stagnante vous entraînera dans un état de frustration. Plutôt que de baisser les bras, vous devriez prendre le taureau par les cornes. »
Ces faits divers me conduisent vers les États-Unis. C'est dans l'Illinois, dans la coquette (je suppose) ville de Joliet précisément, que monsieur Clifton Williams a été condamné à une peine de prison de 6 mois. Pourquoi une telle peine alors que ce n'était pas lui le prévenu ? Pour s'être longuement étiré et avoir émis un bâillement sonore dans un tribunal. En effet, il assistait au procès de son cousin pour trafic de drogue et a dû trouver la séance bien longue et ennuyeuse. Clément, le juge a condamné le cousin à 2 ans de mise à l'épreuve, peine assez légère si on juge de la sévérité des tribunaux américains en la matière.
Mais 6 mois ferme pour avoir involontairement ouvert la bouche par un mouvement de large inspiration, accompagné d'une contraction spasmodique des muscles du gosier, cela fait cher payé le mouvement incontrôlé !
Le juge a sans doute fait sienne cette formule de Goethe : « J'aime mieux une injustice qu'un désordre. »

samedi 26 septembre 2009

ça ne manque pas de truffe



Tout le monde sait combien le sens de l'odorat, ainsi que celui de l'ouïe, est plus développé chez certains animaux que chez les humains. Quelques séries télévisées très appréciées d'un large public illustrent mon propos.
Jadis, histoire de bêtifier le peuple via sa jeunesse (la jeunesse de jadis sont les adultes d'aujourd'hui) nous avions Flipper le dauphin. Ami de l'homme et aventurier exotique des fonds marins du côté du Pacifique, ce sympathique animal de la famille des odontocètes aidait les hommes à résoudre des énigmes très compliquées. Est-il besoin de dire que sans son aide, l'homme serait resté le clampin qu'il a toujours été ?
Dans un autre registre nous avons eu, chez les canidés, Rintintin, un clébard de garnison dans l'armée de l'Union qui faisait tout son possible pour être agréable à ses maîtres les militaires et aux gentils indiens. Gare aux très méchants indiens et aux méchants blancs aussi. Oui, ça existe dans cette série, les méchants blancs. D'où son succès chez les atrophiés du bulbe, qui, eux, ne sont pas gentils mais cons !

Plus près de chez nous, chez nos voisins allemands, nous avons Rex, chien commissaire au service de la veuve et des orphelins. Cette série germano-autrichienne met en relief l'humanité d'un commissaire pas comme les autres, Rex. Sacré flair ce Rex ! Je vous le dis, vous le savez, les animaux ont un sens de l'odorat très développé. Si nous en avions le même, il est certain que la mauvaise odeur dégagée par l'Omnipotent n'aurait pas échappé à notre flair pendant qu'il faisait campagne pour se faire élire président d'une médiocre république. Cela dit, il faut reconnaître à beaucoup de nos compatriotes un sens certain de l'odorat, puisque presque 50 % a senti et dénoncé le remugle !

Récemment, je vous parlais de ce citoyen chinois surpris à sniffer une enveloppe qu'il s'apprêtait à poster et dont les gens avaient pensé qu'il sniffait de la coke. Après vérification, on découvrait qu'il s'agissait du timbre parfumé à la soupe de cochon.

L'histoire d'aujourd'hui est de nature à faire rire aussi. Elle touche les policiers japonais et les chiens renifleurs. Cela s'est passé à l'aéroport de Narita au Japon il y a déjà un bon moment. La date n'a aucune importance, puisque l'histoire, grande ou petite, est cyclique. Hier, aujourd'hui, demain, à schéma identique, à une nuance près, résultat probablement identique. Ce jour-là, la police teste la capacité des chiens renifleurs à découvrir dans le sac des passagers des substances illicites et aider à l'arrestation des trafiquants et autres fraudeurs. Ainsi, un officier de police cache dans un sac de passager 142 g de cannabis. Une belle quantité qui n'a jamais été retrouvée. Ni par les chiens, ni par la police ! Interrogé par ses supérieurs l'officier de police a dit ne pas se souvenir du bagage qu'il avait lui-même sélectionné.
Je vous le dis : enfin une bonne série !

lundi 31 août 2009

Le Vrai et le faux



Rire du malheur d'autrui est chose cruelle mais courante. S'amuser de sa bêtise est chose désagréable pour celui qui en fait l'objet mais réjouissante pour celui qui en tire la substantifique essence. A plus forte raison quand l'argent, source de tant de conflits et de tant d'horreurs, entre en scène pour éclairer le quotidien d'un zeste de morale. Ainsi de cette histoire entre une fille et sa mère. Cela se passe en Israël, à Tel-Aviv exactement. Anat, une israélienne soucieuse de la santé et de l'hygiène de sa maman, voulant lui faire une surprise pendant que cette dernière vadrouillait à l'autre bout de la ville, entreprit de nettoyer la chambre de la doyenne. Faisant le lit, elle s'aperçoit avec stupéfaction que le matelas de maman est vraiment vieux, très vieux. Plat, dur, sans ressorts. Une ruine. Un vestige. Une relique que ce matelas. Mais comment fait-elle pour dormir dans cette paillasse ? Ah, non ! Son sang ne fait qu'un tour. Saisie par la honte, elle cogite. Que va penser de moi le voisinage si jamais il voit cette chose ? Que je suis une mauvaise fille ! Prenant l'affaire par le bon bout, voulant faire d'une pierre deux coups, elle commande dare-dare un nouveau matelas chez le vendeur d'à-côté, le fait installer par le livreur et débarrasse l'ancien en profitant de sa camionnette. Ouste ! A la déchetterie. A son retour de balade, voyant le changement, la vieille s'évanouit. A son retour chez les vivants, entre deux hoquets, on apprend que son matelas contenait toutes ses économies, soit entre 700 et 800 000 euros. Obsédée, la fille passe désormais ses journées à fouiller les décharges de la ville. A ce jour, aucune (bonne) nouvelle du matelas n'est à signaler. Qui est l'heureux gagnant de ce loto domestique ? Il a sans doute préféré garder l'anonymat !
Depuis que Anat a élu domicile dans les déchetteries de Tel-Aviv, c'est pas demain la veille que nous la verrons en tenue de soirée !
En revanche, ça roule pour Marcos Ribles. Cet argentin de 65 ans, amateur de grillades et aussi de tango, faux-monnayeur et miséreux, arrêté pour avoir voulu faire des achats avec des faux billets de 100 pesos a été libéré et a échappé à la justice de son pays parce que la falsification était trop mauvaise pour être considérée comme de la vraie fausse monnaie !
Un juge qui sait faire la différence entre un chef d'œuvre et une croute, entre un vrai génie et une pauvre cloche, la chose est assez rare pour être soulignée et je tiens à féliciter cet homme de bien, sachant donner de la justice l'image qui devrait être la sienne. C'est peut-être pour ça que jadis Charles Pasqua a échappé à la justice française avec ses vrais-faux passeports. Fallait le dire en toute décontraction, messieurs les juges !
Vrai que la France est un pays discret en la matière !

samedi 15 août 2009

A la Saint Vrac si tu bandes tu t'en échappes


Qui peut expliquer de manière raisonnablement probante pourquoi la lecture d'un livre, l'impact d'une image ou la simple pensée peut causer une érection violente et prolongé chez l'individu ? De source naturelle, l'érection est recherchée et même recommandée si nous voulons profiter de son accomplissement sexuel et par ce fait combler notre désir et celui de notre partenaire.
Tout cela est bien sûr souhaitable afin de jouir d'un parfait équilibre au singulier comme au pluriel. La chose se complique dès lors que la bandaison, en se prolongeant, devient permanente et n'aboutit pas à l'éjaculation. Aie ! Bander pour bander devient de fait chose pénible. Le priape tendu comme un arc est peut-être le rêve de certains bande-mous qui, de la corne de rhinocéros au viagra et autres mélanges magiques, cherchent dans la tension de quoi satisfaire un besoin biologique, comblant par la même occasion la nymphomane la plus proche en évitant les quolibets liés à la mollesse du sujet. Là où la chose devient source d'emmerdements c'est quand la bande ne s'arrête plus et que le durcissement continu du membre provoque des douleurs insupportables. C'est ce qui est arrivé à Maurice Baumann. Cet allemand de 32 ans emprisonné pour des cambriolages vient d'échapper à un an de prison grâce au priapisme dont il souffre.
« La bandaison papa ça n'se commande pas », dit la chanson. En revanche, cette libération a privé la justice allemande d'un réel plaisir. Pour nous autres, simples témoins du temps qui passe, nous dirons avec Sully Prudomme : « La justice est l'amour guidé par la lumière. » La lumière du jour en l'occurrence.
Arrête de bander Momo, ça fait jaser !

jeudi 13 août 2009

En avoir ou pas


Qui n'a pas rêvé d'avoir une bite. Une vraie. Une conséquente. Une bite qui parle et qui fait parler ? Une bite qu'on pourrait arborer pour le plaisir de surprendre qui l'aperçoit ? Le mythe de la puissance porté à son extrême limite pour le plaisir d'être une fois, une fois seulement, beau, grand et con à la fois. Et si à la place d'une bite, nous en avions deux ? C'est ce qui arrive à un allemand plus trop jeune. « Je reviens de l'hosto ma chérie, devine quoi ? » Sa chérie le rejoint et demande : « quoi donc ? » Tel l'homme à la gabardine, il baisse son froc et montre ses deux mandrins ! En effet, pas satisfait du tout par l'exemplaire d'origine, retapé après un accident de la circulation, Michael Gruberv vient de se faire greffer un second. Pour faire bander la nouvelle zigounette les morticoles ont laissé la première en place.
Pas chaude par la perspective d'une telle polyvalence, épouvantée, la meuf s'est barrée ! Et vous, mesdames, qu'auriez-vous fait à la place de madame Gruberv ?